SFR Business - marque de SFR   Nous contacter Assistance Espace Client

AFFICHER tous les résultats

SFR Business - marque de SFR Me faire rappeler Nous écrire 0 805 70 24 54 Service & appel gratuits

Y a-t-il un intérêt à équiper ses collaborateurs de montres connectées ?

Les montres connectées s'immiscent peu à peu dans l'univers professionnel, notamment pour améliorer la santé des salariés, comme l'explique Alexis Normand, responsable du développement des activités santé chez Withings, société française conceptrice et fabricante d'objets connectés.


C'est un objet très personnel, parfois même familial, voire intime ; la montre n'a, a priori - et sauf cas très particuliers - pas vraiment une place centrale dans la vie professionnelle. Cela pourrait rapidement changer ; certaines entreprises prennent conscience du fait que la montre connectée peut être d'une grande utilité pour leurs salariés, donc indirectement ou très directement pour elles. Ainsi la Japan Airlines (JAL) vient-elle de doter de cet équipement certains de ses salariés. Une partie des personnels au sol de la compagnie aérienne nippone disposera de montres des constructeurs coréens LG et Samsung. Leurs supérieurs pourront mieux et plus rapidement les localiser, puis les diriger vers des points où affluent les clients, par exemple, mais aussi les affecter à un vol mis en place de façon imprévue, après un retard ou une annulation. Les collaborateurs de Japan Airlines auront également accès, via cette montre, à un ensemble de données telles que les horaires des vols, les terminaux où l'embarquement se déroule, etc. « JAL a pour objectif de servir les passagers en réponse immédiate et de dépêcher de manière efficace le personnel, en utilisant la technologie de pointe », détaille la compagnie. C'est donc dans une logique pure d'efficacité que celle-ci utilise la montre connectée. Mais d'autres entreprises s'en servent afin d'améliorer le bien-être de leurs employés, les plaçant in fine en situation d'être plus efficaces. C'est le cas des entreprises qui utilisent les montres de Withings ; la marque française fabrique des objets connectés et notamment des montres vouées au marché professionnel.

« Le bracelet connecté matérialise l'effort »

« Certaines entreprises assument pleinement l'idée que prendre soin de la santé de leurs collaborateurs entre dans le cadre de leur responsabilité sociale », explique Alexis Normand, responsable du développement des activités santé chez Withings. « Leur point de départ est de prendre en considération les problèmes que font remonter les responsables des ressources humaines ou les médecins du travail. Un mauvais sommeil, par exemple, a des conséquences sur l'absentéisme des salariés ; des personnes qui ne pratiquent jamais aucune activité physique peuvent être plus stressées, avoir de l'hypertension. Les montres connectées permettent d'aider à lutter contre cela », poursuit Alexis Normand. D'autant plus qu'une culture du bien-être au travail existe déjà, antérieure à l'arrivée des objets connectés dans l'entreprise. « Les stages pour arrêter de fumer, par exemple, se sont multipliés en milieu professionnel. Et dans certaines sociétés, on voit des salariés qui se fixent des défis pas forcément inatteignables : perdre 5 kilos, augmenter leur activité physique, etc. Le problème, c'est qu'on a tendance à le faire une fois, deux fois, puis à oublier. Le bracelet connecté, lui, matérialise l'effort. Grâce à lui, on a accès au nombre de pas qu'on a effectués dans la journée, au nombre de calories perdues, et on s'aperçoit des nombreuses petites victoires que l'on remporte. C'est gratifiant, cela permet d'enclencher une vraie boucle vertueuse. Et puis l'émulation est très intéressante : les premières études menées sur le sujet montrent que quand on le fait en équipe, on a tendance à marcher 2000 pas de plus. »

Les craintes autour de la confidentialité

Idéale, la montre connectée ? Les craintes se concentrent évidemment sur les possibles dérives liées au non-respect de la confidentialité. « Mais ce serait oublier qu'il est illégal, en France, de rendre ces données publiques », rétorque Alexis Normand. « L'entreprise a accès aux données collectives, et peut donc voir si ce qu'elle met en place est efficace et séduit, mais elle n'a pas accès aux données individuelles. Elle ne peut donc pas surveiller tel ou tel employé. » Arrivera-t-on un jour au niveau des États-Unis, où « 10 % des adultes sont équipés d'un bracelet connecté », selon Alexis Normand ? « C'est possible, mais il est aussi logique que les entreprises américaines soient plus actives dans ce dossier. Là-bas, ce sont souvent elles qui paient directement pour la santé de leurs salariés, ce qui les incite forcément à agir. » En France, Withings commence à toucher de plus en plus d'entreprises, conscientes des bienfaits potentiels des montres connectées. Un prélude, peut-être, à leur généralisation dans le milieu professionnel...

Objets connectés, IoT