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    Combien coûtent les cyberattaques pour les entreprises en France ?

    Impact financier et risques de la cybercriminalité en entreprise

    L'essentiel sur le coût des cyberattaques pour les TPE/PME en bref

    • Qu'est-ce que c'est ?
      L’accumulation de coûts directs (enquête technique, frais de notification RGPD à 7 € par donnée) et indirects (interruption d’activité d'au moins 8 heures coûtant 7 300 € en moyenne, perte de clients) qui menacent la survie des 59 % de PME françaises victimes d’une intrusion dans leur système d'information.
    • À quoi ça sert ?
      Prendre conscience de la réalité de la menace pour allouer un budget de sécurité réaliste (souvent sous le seuil critique des 2 000 €/an), éviter des arrêts d’activité dévastateurs, et se mettre en conformité avec les réglementations strictes de la CNIL et de la nouvelle directive européenne NIS2.
    • Comment l'optimiser ?
      En réalisant un audit complet de vos accès, en formant continuellement vos équipes face aux nouvelles fraudes par IA (deepfakes), et en déployant des solutions de sécurité managées (pare-feu, protection Endpoint des terminaux, et l'offre SIS Evolution de SFR Business) pour bloquer les menaces à la source.

    En 2025, 59% des PME françaises ont subi au moins une cyberattaque dans l’année écoulée, comme on peut le lire dans le rapport Hiscox 2025 sur la gestion des risques cyber. Le télétravail et les usages numériques hybrides ont contribué durablement à élargir la surface d’exposition des entreprises, sans oublier l'intelligence artificielle, qui apporte son lot de nouveaux leviers pour des attaques encore plus sophistiquées. Or, les entreprises victimes d’actes malveillants font face à des coûts pouvant mettre en péril leur activité. À l’échelle mondiale, le coût de la cybercriminalité devrait atteindre 12 200 milliards de dollars à horizon 2031, selon les projections 2025-2031 du rapport Cybersecurity Ventures.

    Contrairement à une idée reçue, les grands groupes et les institutions ne sont pas les cibles privilégiées des hackers. Ce sont bien les TPE et les PME qui sont les plus exposées.

    Ainsi, 48%2 des compromissions par rançongiciel visent les TPE, les PME et les ETI, selon les chiffres du panorama 2025 de la cybermenace publié par l’ANSSI. Beaucoup de dirigeants n’ont pas encore pleinement conscience des enjeux posés par les cybermenaces, ou manquent de temps et de budget à allouer à la cybersécurité. Pour les cyberattaquants, s’en prendre à une TPE ou une PME présente un faible risque pour une rentabilité forte.

    Connaître les coûts réels d’une cyberattaque et ses conséquences potentielles sur votre entreprise vous aide à adopter les mesures de protection adéquates.

    • 07/09/2026
    • Clotilde MOTELLA
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    Pourquoi les TPE et PME sont-elles les cibles prioritaires des cyberattaques ?

    Le baromètre 2025 de la maturité cyber des TPE-PME, publié par Cybermalveillance.gouv.fr, dresse un constat en trompe-l’œil. Les entreprises perçoivent plus fortement le risque, puisque 44% des dirigeants considèrent leur structure très exposée contre 38% en 2024.

    Pourtant, cette prise de conscience n’est toujours pas assortie des mesures à la hauteur. La moitié des TPE et PME interrogées se déclarent prêtes à affronter une attaque, mais 65% d’entre elles avouent être dépourvues de toute procédure de réaction formalisée en cas d’incident.

    Et parmi les incidents constatés parmi les entreprises victimes interrogées, le phishing reste le point d’entrée le plus fréquent, à l’origine de 43% des attaques recensées (puis l’exploitation des failles de sécurité pour 18% et la consultation de sites infectés pour 11%).

    Quels sont les coûts directs d'une cyberattaque pour une PME ?

    Une cyberattaque engendre des coûts directs dont l’ampleur dépend de la gravité de l’incident et des moyens que l’entreprise est capable de mettre en œuvre pour limiter le risque.

    Les principaux postes de dépense à anticiper sont :

    • Les coûts liés à l’enquête technique
      Première dépense : l'enquête. Il convient avant toute chose de comprendre comment les attaquants ont réussi à pénétrer le système informatique de votre entreprise et d’identifier les données compromises. Cette étape nécessite l'intervention d’un prestataire en cybersécurité, ce qui représente un premier poste de coût.

    • Les frais de notification de l’intrusion aux clients concernés
      A la suite d’une attaque, vous êtes tenu d’alerter rapidement vos clients si des données “susceptibles d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes physiques” ont été compromises. Cette obligation découle du RGPD. Il en résulte des frais de notification, estimés à 7€ / donnée(1) d’après le CERT-FR4, auxquels s’ajoute la mise en place d’une hotline dédiée aux questions de vos clients.

    • Les dépenses de sécurisation post-incident
      Une fois la cyberattaque contenue, il faut sécuriser l’ensemble de vos données, en commençant par les plus prioritaires. Formatage ou décontamination en profondeur des postes de travail et serveurs, restauration des données, réalisation et stockage de nouvelles sauvegardes, changement de l’intégralité des mots de passe… : ces mesures s’imposent rapidement une fois l’enquête et le recueil de preuves effectués.
    • Le budget consacré aux relations publiques
      Si votre entreprise a subi une fuite de données conséquente, la meilleure des postures est d’opter pour limiter les dégâts. Bien communiquer sur un incident de cette nature est un exercice délicat, qui demande de s’entourer de professionnels compétents. Cela constitue une dépense supplémentaire, mais ce recours vous aide à préserver votre image.

    • Le prix de la mise en conformité réglementaire
      À la suite d’une cyberattaque, il convient de pallier les manquements qui ont eu lieu et de vous mettre en conformité avec les différentes législations en vigueur, à commencer par le RGPD. Cela suppose de réaliser un audit, de cartographier les ajustements à apporter, ou encore de mettre à jour vos contrats et vos conditions générales.

    • Les honoraires d’avocats et les frais de justice
      La plupart des entreprises préfèrent être accompagnées d’un avocat pour effectuer les différentes démarches juridiques, dont le dépôt de plainte. Celui-ci déclenche une enquête qui permet, dans certains cas, le démantèlement de la filière criminelle. Les frais à engager dépendent de la protection juridique choisie par votre entreprise.

    • Le renforcement des dispositifs de cybersécurité
      En 2025, encore 64% des TPE et PME consacraient moins de 2 000 € par an à leur cybersécurité, même si certaines déclaraient vouloir augmenter ce budget. Pour protéger votre entreprise, il est nécessaire de renforcer chacun des points d’exposition, en commençant par les équipements qui ont accès aux données : chiffrement de vos données sensibles, gestion stricte des accès, renouvellement des mots de passe, formation du personnel. Ces actions vous aident à anticiper les cybermenaces à venir plutôt que de les subir.

    Quels sont les coûts indirects et préjudices à long terme pour l'entreprise ?

    En plus des coûts directs que l’on perçoit immédiatement après l’incident, certains coûts indirects pèsent sur l’entreprise dans la durée.

    En fonction de son ampleur, une cyberattaque peut engendrer les conséquences suivantes :

    • l’interruption des activités
      Souvent, une cyberattaque perturbe et peut même interrompre l’activité de l’entreprise. Selon les données historiques du cabinet Astarès, 40% des PME victimes de cyberattaque ont ainsi subi une interruption de leurs opérations pendant une durée de 8 heures minimum, pour un coût moyen estimé à 7300€(3). Le baromètre Cybermalveillance 2025 confirme que cette crainte demeure centrale aujourd’hui. Ainsi, 87% des dirigeants de TPE et PME redoutent une interruption d’activité en cas d’attaque, et 29% des entreprises effectivement touchées en ont fait l'expérience.

    • La perte ou le vol de propriété intellectuelle
      Il arrive aussi que les TPE et les PME qui ont inventé des produits ou des services se fassent dérober leur propriété intellectuelle en cas d’intrusion dans leur système informatique. Ces informations peuvent ensuite être revendues par les attaquants. Vos données stratégiques doivent donc être ultra sécurisées pour préserver le fruit de votre travail.

    • La chute des ventes liée à la perte de confiance
      L’impact financier d’une cyberattaque n’est pas le seul préjudice subi. Une perte de confiance de la part de certains clients pouvant aboutir à la résiliation de contrats s’y ajoute parfois, avec des répercussions sur votre chiffre d’affaires. Nous le répétons : il est important de communiquer rapidement et de manière transparente envers vos clients pour éviter qu’ils ne prennent connaissance de l’attaque par ailleurs.
    • La dépréciation de la valeur de la marque
      Les entreprises qui misent beaucoup sur leur image peuvent voir la valeur de leur marque se déprécier après une attaque. Par exemple, si vous envisagez de vendre votre entreprise, le fait d’avoir été victime d’une cyberattaque peut faire chuter son prix.

    • L’augmentation des primes d’assurance
      Certaines entreprises font le choix d’opter pour une cyber assurance afin se faire indemniser une partie des frais engagés. Mais à la suite d’un sinistre, vos primes d’assurance augmenteront de facto, et ce d’autant plus que le marché de la cyber assurance se durcit à mesure que la sinistralité progresse.

    • L’augmentation du coût de la dette
      Si votre entreprise a besoin d’un apport financier auprès de bailleurs de fonds, sachez qu’avoir subi une cyberattaque peut accroître le coût de la dette. Ainsi, le taux de rentabilité exigé par les bailleurs devient alors plus élevé qu’auparavant.

    Pour plus de détails sur la stratégie de cybersécurité de votre entreprise, consultez notre guide complet à destination des TPE et des PME.

    IA, NIS2, CNIL : les nouveaux facteurs qui alourdissent le coût cyber

    La fraude financière assistée par IA générative et deepfakes

    L’IA générative a changé l’échelle de la menace. Selon une étude Sumsub, les tentatives de fraude par deepfake ont augmenté de 700% en France, entre 2024 et 2025, et les faux documents dits “synthétiques” générés par IA affichent une hausse de 281% sur la même période.

    A l’échelle mondiale, une étude Surfshark évalue à 863 millions d'euros le coût des fraudes liées aux deepfakes en 2025, comptant beaucoup de faux candidats infiltrant des entreprises de recrutement à distance par exemple.

    Votre entreprise gagne à sensibiliser ses collaborateurs (en particulier les personnes habilitées à valider des virements) à ces nouvelles formes d'usurpation.

    L’impact de la directive européenne NIS2

    La directive européenne NIS2 entre en application en France à partir de 2026 et élargit sensiblement le nombre d’entreprises soumises à des obligations de cybersécurité. Environ 15000 entités françaises entrent dans le périmètre de ce texte, contre près de 500 sous l’ancienne directive NIS.

    Les entreprises concernées doivent notamment réaliser une cartographie de leurs systèmes d'information, mettre en place une politique de sécurité formalisée et savoir notifier un incident dans un délai de 24 à 72 heures. Le non-respect de ces obligations expose à des sanctions financières lourdes. Si votre PME approche le seuil de 50 salariés, anticiper cette mise en conformité maintenant vous évitera d’avoir à le faire dans l’urgence plus tard.

    Le durcissement des sanctions de la CNIL au titre du RGPD

    Le régulateur français a nettement renforcé sa pression en 2025 : la CNIL a adressé 486,8 millions d’euros d’amendes au titre du RGPD (soit près de 9 fois le total cumulé de l’année précédente).

    Si les sanctions les plus lourdes visent de grands acteurs du numérique, la CNIL a aussi rendu 67 décisions par procédure simplifiée sur un total de 83 ; une procédure qui touche plus fréquemment les structures de taille modeste.

    Une cyberattaque suivie d’une fuite de données mal gérée expose désormais votre entreprise à un risque réglementaire plus lourd qu’il y a deux ans.

    Comment protéger votre entreprise et limiter les risques de cyberattaque ?

    Pour limiter les risques de cyberattaque, plusieurs actions peuvent être mises en place. D’abord, il convient d’évaluer le niveau de cyber risques auxquels votre entreprise est exposée. L’idéal est de réaliser un audit de votre système avec l’aide d’un prestataire externe. Vous pouvez également vous appuyer sur le modèle d’autoévaluation de protection des données proposé par la CNIL(2).

    Pensez à réaliser régulièrement des sauvegardes de vos données, à vérifier les accès octroyés, à mettre à jour vos logiciels et à renouveler les mots de passe de chaque collaborateur. Formez continuellement vos équipes aux bons réflexes à adopter, y compris face aux techniques de fraude assistées par IA.

    En vous entourant des bons partenaires experts en cybersécurité et en optant pour des offres qui intègrent cet aspect, vous réduirez drastiquement votre exposition aux cyber menaces.

    Par exemple, les offres fibre Internet entreprises de SFR Business comportent par défaut une fonction pare-feu qui augmente la sécurité de vos connexions entrantes. Pour protéger intégralement le réseau de votre entreprise, SFR Business a conçu l’offre SIS Evolution. Cette suite professionnelle comprend à la fois un anti-virus, un anti-malware, une fonctionnalité de sandboxing pour analyser les fichiers entrants et un filtrage URL et applicatif qui bloque l’accès aux sites et services sur Internet potentiellement dangereux. En diminuant les risques de cyberattaque, une telle solution vous protège des coûts élevés d’une violation de données.

    Enfin, il est primordial de protéger tous les équipements qui ont accès à votre système d’information et aux données sensibles : serveurs, postes de travail et smartphones. Avec l’hybridation des modes de travail, vos employés les utilisent de plus en plus, souvent sans disposer de moyens de protection adaptés.

    SFR Business vous propose une solution de Sécurité Endpoint avancée. Ce service active un agent de sécurité pour tous vos équipements, professionnels ou personnels, qui stockent ou ont accès aux données sensibles, avec un ensemble de modules de sécurité contre les ransomwares et de protection de la donnée, pilotable depuis une console centralisée dans le cloud.

    Ce que vous devez retenir sur le coût des cyberattaques

    Une cyberattaque induit rarement un seul coût à votre entreprise. Les dépenses immédiates qui en découlent se cumulent dans le temps, allant de l’enquête, la notification et la mise en conformité à la perte de clients, la hausse de l’assurance, etc.

    En 2025, près de 6 PME sur 10 ont été confrontées à une attaque, et la moitié seulement se sentent encore prêtes à y faire face.

    L’arrivée de la fraude assistée par intelligence artificielle et l’élargissement du périmètre de la directive NIS2 ajoutent deux raisons d’agir dès à présent, sans attendre.

    Le budget alloué par les TPE et les PME pour la cybersécurité, souvent sous le seuil des 2000 € annuels, demeure largement disproportionné face à l’ampleur des coût qu’une attaque engendre.

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    FAQ

    Quel est le coût réel d’une cyberattaque pour une PME ?

    Le coût varie fortement selon la gravité de l'attaque, la taille de l'entreprise et sa préparation en amont. En effet, les coûts directs (enquête technique, notification des clients, mise en conformité, honoraires d'avocats) s’additionnent aux coûts indirects (interruption d'activité, perte de clients, hausse des primes d'assurance).

    On ne peut extraire de chiffre unique pour synthétiser cette réalité, mais sachez que 59 % des PME ont subi au moins une attaque en 2025, ce qui donne la mesure de l'exposition du tissu économique français.

    Pourquoi les TPE-PME sont davantage ciblées que les grands groupes ?

    Les cybercriminels privilégient les structures qui offrent le meilleur rapport entre le risque encouru et le gain espéré. Une petite structure ou une entreprise moyenne dispose en général de moyens de défense plus limités qu'un grand groupe, tout en manipulant des données sensibles et des flux financiers qui peuvent être détournés. C'est ce qui explique que 48 % des compromissions par rançongiciel les visent en priorité, selon l'ANSSI.

    La directive NIS2 concerne-t-elle une petite entreprise ?

    Cela dépend de sa taille et de son secteur d'activité. Les obligations les plus larges s'appliquent à partir de 50 salariés et ou de 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, à une une liste de secteurs élargie par rapport à ceux de l'ancienne directive NIS.

    Une TPE sous ce seuil n'est pas directement soumise au texte, mais peut y être indirectement exposée si elle travaille comme prestataire d'une entreprise qui, elle, entre dans le périmètre de NIS2.

    Une cyber assurance protège-t-elle de ces coûts ?

    Avec une cyber assurance, vous pouvez vous faire indemniser d’une partie des frais engagés après un sinistre, mais cela ne couvre pas l'ensemble des conséquences d'une attaque (comme la perte de confiance des clients ou la dépréciation de la valeur de votre marque). Elle constitue un complément à une politique de prévention, pas un substitut.

    Quelles sont les premières mesures à prendre pour réduire le risque ?

    Commencez par évaluer votre niveau d'exposition avec un audit, réalisez des sauvegardes régulières de vos données, mettez à jour vos logiciels et renforcez la gestion des mots de passe et des accès.

    Former vos équipes, y compris face aux techniques de fraude par IA, reste l'une des mesures les plus efficaces au regard du coût.

    Mentions légales
    (1) https://www.cert.ssi.gouv.fr/uploads/CERTFR-2026-CTI-002.pdf
    (2) https://www.cybermalveillance.gouv.fr/medias/2025/10/Cybermalveillance-TPE-PME-2025-Rapport-Final.pdf
    (3) https://asteres.fr/site/wp-content/uploads/2023/06/ASTERES-CRIP-Cout-des-cyberattaques-reussies-16062023.pdf