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    Sensibilisation et formation à la cybersécurité en entreprise

    Guide Cybersecurité - sensibilisation et formation

    Sensibilisation et formations

    Suivant Introduction Logiciels malveillants Gouvernance et gestion des risques Prévention et bonnes pratiques Solutions de sécurité Sensibilisation et formations Cybersécurité et DSI Secteurs et industries spécifiques Cybersécurité des PME Cybersécurité et IA Cybersécurité et cloud Cybersécurité et IoT Réglementation Tendances émergentes Précédent

    À l’ère du numérique et de la révolution IA, les données circulent à grande vitesse. Par conséquent, les entreprises se trouvent davantage confrontées à des cyberattaques et des cyber menaces de plus en plus sophistiquées.

    Selon le rapport Hiscox 2025, 59 % des PME ont subi une cyber-attaque en 12 mois. Le panorama de la cyber menace de l’ANSSI 2024, précise que les TPE, PME et ETI françaises victimes d’une cyberattaque par rançongiciel a encore augmenté, affichant un taux de 37% d’entreprises concernées.
    Et l’ANSSI révèle que 74% de ces incidents auraient pu être évités avec une formation adéquate du personnel. D’où l'importance grandissante de la sensibilisation et de la formation de votre personnel à la cybersécurité.


    L'IA s’invite aussi largement dans les solutions de cybersécurité, ce qui tend à créer un réel écart entre les entreprises prêtes et… celles qui ne le sont pas. Pour votre société, l'équation est simple : former maintenant ou subir demain.
    Toutefois, l'explosion de l'usage des IA génératives (ChatGPT, Claude, Copilot…) en entreprise depuis 2023 a créé de nouvelles vulnérabilités : fuites de données confidentielles, shadow AI, et attaques par “prompt injection” sont devenues des risques majeurs que vos équipes doivent apprendre à identifier.


    “L’IA est un outil qui change la donne pour les entreprises de toute forme et de toute taille, mais elle augmente leur vulnérabilité aux risques-cyber si celles-ci ne disposent pas de l’expertise ou de la protection adéquates.“

    Nicolas Kaddeche, Directeur Technique et du canal Direct, Hiscox France


    Face à ces enjeux, dirigeants et responsables SI deviennent les garants de la sécurité organisationnelle, non seulement par la technologie, mais surtout par l'instauration d'une culture cyber.


    Alors comment transformer vos collaborateurs en véritables acteurs de votre cybersécurité, capables de prévenir et réagir face aux menaces complexes d'aujourd'hui, c’est ce que nous vous expliquons.

    Sommaire

    01 - Pourquoi la formation à la cybersécurité est devenue incontournable ?

    La sensibilisation de vos employés à la cybersécurité est désormais une priorité absolue pour votre entreprise. Cliquer sur un lien de phishing, ouvrir une pièce jointe malveillante ou utiliser un mot de passe faible, autant d’actions apparemment anodines qui peuvent avoir des conséquences désastreuses. Or, études nombreuses à l’appui, ces effets néfastes qui mettent en danger votre activité sont en majorité attribuables à un humain.


    1.1 Le vrai coût de l’erreur humaine, principale cause des cyberattaques


    Cependant, la majorité des incidents de sécurité sont évitables avec une sensibilisation des employés adéquate. Investir dans la sensibilisation de vos équipes et dans leur formation continue, non seulement pour les doter des connaissances nécessaires, mais aussi pour transformer leur comportement en matière de cybersécurité, ne doit pas être appréhendé comme un coût pour votre entreprise, mais plutôt comme un investissement stratégique. Lorsque cette sensibilisation fait défaut, les conséquences se révèlent dramatiques sur plusieurs fronts. Les exemples sont légion.

    1.2 Pourquoi sensibiliser vos employés à la cybersécurité est un investissement

    1.2.1 Quelles sont les conséquences concrètes d’une cyberattaque ?

    D’abord, retenez cette vérité : les cyberattaques coûtent cher !

    • Les divers coûts
      D’abord, retenez cette vérité : les cyberattaques coûtent cher ! Ces coûts incluent les frais de récupération des données, les pertes de revenus dues à l'interruption des activités, et les éventuelles rançons payées aux cybercriminels. Nous avons analysé ces aspects-là en détail dans le chapitre sur les logiciels malveillants.

    • Des effets sur la confiance des clients
      Une cyberattaque ternit aussi sérieusement la réputation d'une entreprise. La perte de données clients, par exemple, entraîne souvent une érosion de la confiance des consommateurs et des partenaires commerciaux. En France, un certain nombre d’entreprises victimes d'une cyberattaque ont signalé une perte de confiance de leurs clients, ce qui peut avoir des répercussions durables sur leur activité.

    • L’arrêt de l’activité
      Enfin, et surtout…, les cyberattaques paralysent le plus souvent les opérations de l'entreprise. Un ransomware qui bloque l'accès aux systèmes critiques peut mettre à l'arrêt la production ou les services, parfois pendant plusieurs jours. Pour certaines entreprises, cela signifie des pertes irréversibles et des perturbations majeures qui affectent l'ensemble de la chaîne de valeur.


    Une solide culture cyber sécuritaire renforce la résilience de l'entreprise, améliore sa réputation et, à long terme, protège sa compétitivité sur le marché.


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    Nouveaux risques 2024-2026 :

    • Ransomware-as-a-Service 2.0 : kits de ransomware intégrant des capacités de LLM pour automatiser et personnaliser le phishing ciblé (voir l’étude d’ArXiv).
    • Shadow AI : prolifération de modèles non approuvés par l’IT (ex. : ChatGPT, Gemini, Llama 4) manipulant des données internes hors gouvernance. En savoir plus sur l’usage non supervisé d’outils IA.
    • Pré-quantum / HNDL “Harvest Now, Decrypt Later”* : exfiltration de données chiffrées en vue d’un déchiffrement futur via calcul quantique (Récolte maintenant, décrypte plus tard).
    Pourquoi sensibiliser vos employés à la cybersécurité

    1.2.2 Culture de cybersécurité : d’où vient le concept ?

    Le concept de culture de sécurité a émergé dans les secteurs industriels à haut risque, comme l'aéronautique et le nucléaire, où la sécurité physique est cruciale. Au fil du temps, ce concept s'est élargi pour englober la sécurité de l'information et la cybersécurité, surtout avec l'essor du numérique et l'accroissement des cybermenaces.

    Dans le domaine de la cybersécurité, une culture de sécurité signifie que chaque employé, du cadre dirigeant au personnel de support, comprend l'importance de la sécurité et s’engage à suivre des pratiques qui protègent l'entreprise contre les menaces cybernétiques.

    1.2.3 Huit leviers concrets pour ancrer durablement la cybersécurité dans votre entreprise

    Quand un pirate s’introduit dans vos systèmes, chaque minute coûte. Or, une culture de cybersécurité bien enracinée réduit non seulement la probabilité d’attaque, mais aussi l’impact financier et réputationnel lorsqu’elle survient. Voici huit leviers éprouvés, faciles à déployer même avec un budget serré.


    1 - Un leadership visible… et des moyens réels
    La cybersécurité doit être portée par la direction au même titre que la stratégie commerciale. Lorsque le DG ou le COMEX inscrit la sécurité à l’ordre du jour, assume la ligne budgétaire et communique dessus, le message intrinsèque devient l’aspect prioritaire. Rappelons que selon le rapport “Cost of a Data Breach 2025” d’IBM, le coût moyen mondial d’une violation de données a augmenté de 10 % de 2020 à 2024 et que les entreprises bien préparées identifient et contiennent une fuite 108 jours plus rapidement.



    2 - De la formation en continu
    La formation en cybersécurité n'est pas une initiative ponctuelle, mais un processus continu. Ainsi, 15 min de vidéo chaque mois, complétés par un exercice de phishing trimestriel, constituent une bonne base pour maintenir l’attention et rester informés sur l’actualité des menaces afin de réagir en conséquence.



    3 - Des contenus ultra-ciblés par métier
    Les enjeux d’un développeur ne sont pas ceux d’un comptable, focalisé sur la fraude au virement. En adaptant la formation aux rôles de chacun, les signaux faibles de chaque périmètre sont détectés plus vite et plus finement.
    La mise en place de formations personnalisées ou a minima sectorialisées résulte sur des employés plus actifs. Ils sont plus conscients de leur rôle individuel dans la sécurité de l’information et se sentent personnellement responsables de la protection des données au sein de leur entreprise.



    4 - « Secure by Design » dès le premier draft
    Dans une entreprise avec une culture de sécurité forte, intégrée dès la conception de tout processus – que ce soit le développement de nouveaux produits, l'adoption de nouvelles technologies, ou dans les relations avec les fournisseurs, cela devient rapidement une exigence de base.
    Intégrer une check-list sécurité au cahier des charges, au sprint Agile ou au contrat fournisseur évite des correctifs tardifs et coûteux. Résultat : un budget plus maîtrisé.


    Lisez aussi notre dossier sur la cybersécurité sectorialisée : santé, finance ou industrie


    5 - Des incidents signalés sans peur d’être blâmé
    Les employés doivent se sentir encouragés à remonter des incidents de sécurité sans craindre de représailles. Il existe des canaux clairs et efficaces pour la communication des incidents, des erreurs ou des préoccupations liées à la sécurité, qui sont rapidement pris en charge par l’organisation. Une entreprise désireuse de créer une culture de sécurité doit favoriser une approche constructive encourageant l'apprentissage et l'amélioration continue​.



    6 - La culture de l'amélioration et de la communication continues
    Vous alignez ainsi la conformité RGPD/NIS2, tout en rassurant investisseurs et assureurs.
    La cybersécurité s’intègre aussi dans la communication interne de l'entreprise : newsletters, affichage, rappels réguliers sur les meilleures pratiques comme les mises à jour, retours d’expérience… aident à maintenir un niveau de vigilance élevé. Dans le même ordre d’idée, l’entreprise réalise régulièrement des audits de sécurité et évalue l'efficacité de ses politiques. Les erreurs sont analysées et des mesures correctives sont mises en place.



    7 - Gamification et petites récompenses
    Utilisez des techniques de gamification dans les formations, comme la récompense des bonnes pratiques de sécurité par des badges ou des points, cela améliorera l'engagement de vos employés. Cette approche transforme l'apprentissage de la cybersécurité en une expérience positive et motivante voire ludique, plutôt qu'en une simple obligation​.



    8 - Des ambassadeurs cybersécurité au plus près du terrain
    Adoptez une approche participative en impliquant vos employés dans l'élaboration des politiques de sécurité renforce leur adhésion. Invitez-les à participer aux discussions et à proposer des idées pour améliorer la cybersécurité, offrez-leur des opportunités de prise de parole, vous créerez de fait un sentiment de responsabilité collective parmi vos équipes, qui est le liant d’une culture de sécurité solide​.

    A savoir

    L’entité institutionnelle Cybermalveillance.gouv met à disposition SensCyber, un dispositif d’e-sensibilisation gratuite et accessible en ligne, composé de trois modules de 25 à 45 minutes.

    02 - Formation vs sensibilisation : comment les combiner ?

    2.1 La distinction entre sensibilisation et formation en cybersécurité

    Comme nous l'avons vu, la plupart des incidents de sécurité résultent d'erreurs humaines, souvent par méconnaissance ou manque de sensibilisation. Face à ce constat, la formation continue à la cybersécurité reste la solution la plus efficace. Elle aide vos collaborateurs à reconnaître les nouvelles cybermenaces et à adopter les bons réflexes de sécurité.

    Avec une politique de formation régulière, non seulement vous maintenez un haut niveau de vigilance parmi votre personnel, mais vous favorisez également une culture de la sécurité au sein de votre entreprise. Une organisation où chaque employé comprend les enjeux de la cybersécurité est mieux préparée à faire face aux menaces et à minimiser les risques.

    Pour bien comprendre les enjeux :


    • La formation en cybersécurité est un processus structuré qui vise à doter les employés de compétences techniques spécifiques pour identifier, prévenir et répondre aux menaces. Elle inclut généralement des modules sur la reconnaissance des tentatives de phishing, la gestion sécurisée des mots de passe, et l'application des politiques de sécurité de l'entreprise.
      Ces sessions sont souvent interactives, impliquant des simulations et des études de cas réels pour renforcer l'apprentissage.

    • La sensibilisation, quant à elle, correspond à une approche plus large (moins centrée sur l’apprentissage des tactiques de protection cyber). Elle entend informer sur l'importance de la cybersécurité et les conséquences potentielles d'un manquement à la sécurité. Elle peut prendre la forme de campagnes internes, d'affichage, ou de courtes sessions d'information qui rappellent régulièrement aux employés les bonnes pratiques à adopter.
      En sensibilisant vos équipes, vous maintenez la sécurité à l'esprit de chaque employé dans ses activités quotidiennes.


    2.2 – Pourquoi combiner sensibilisation et formation ?

    Pour maximiser l'efficacité de la cybersécurité au sein de l'entreprise, il est essentiel de combiner formation et sensibilisation. La formation fournit les compétences techniques nécessaires, tandis que la sensibilisation assure qu’elles soient appliquées de manière cohérente dans toutes les situations.
    Autrement dit, la formation enseigne le "comment" faire, tandis que la sensibilisation rappelle "pourquoi" c'est important.

    Cette combinaison crée une culture de la sécurité complète où chaque employé se sent responsable de la protection des informations sensibles de l'entreprise.


    2.3 – Les moyens gratuits à disposition des entreprises

    Les dirigeants ou responsables informatiques de structures moyennes doivent avant tout miser sur la continuité et la responsabilisation.
    Sachez que vous disposez de ressources gratuites qui permettent déjà de bâtir un programme de base :

    • Sur le site institutionnel Cybermalveillance.gouv.fr, vous trouverez un outil de sensibilisation aux risques qui intègre fiches pratiques, mémos, quiz et vidéos prêtes à diffuser : Kit Cybermalveillance.gouv.fr

    • L’ANSSI a listé pour vous les ressources publiques à votre disposition.

    • La BPI propose un module en ligne de 1h16. Informations clés pour sensibiliser vos collaborateurs à la cybersécurité et aux cybermenaces, comment faire votre auto-diagnostic, quelles actions mettre en place, sans oublier des notions relatives à la réglementation… Plus d'informations sur le site de la BPI.

    • La SecNumAcademie propose un MOOC (cours interactif à suivre en ligne) avec le CFSSI, mis à jour en octobre 2025. Construit en 4 modules de 5 unités validés par des experts techniques de l’ANSSI, il aborde les thématiques suivantes : panorama de la SSI, sécurité de l’authentification, sécurité sur Internet, et sécurité du poste de travail et nomadisme.

    • Les grandes entreprises de la tech dispensent aussi des formations gratuites comme celle de Microsoft pour approfondir les possibilités de leur produit Microsoft Azure Security, et parfois certifiantes comme celle de Google (130 heures) qui balaie un large spectre depuis les fondements jusqu’à la gestion des risques IA.

    En résumé

    • Former = donner les bons gestes.
    • Sensibiliser  = maintenir la vigilance.
    • Combiner les deux c’est créer une culture partagée, ancrée dans la durée.
    • Utilisez les ressources publiques : ANSSI, Cybermalveillance.gouv.fr, France Num, BPI par exemple.
    • Mesurez la progression et ne visez pas d’emblée la perfection technique, mais la régularité et la cohérence des réflexes avant tout.

    En matière de cybersécurité, la constance vaut mieux que la complexité : c’est la vigilance humaine, entretenue par la répétition, qui protège durablement l’entreprise.

    “Force est de constater que nombre d’entreprises sont encore réticentes à la mise en place de mesures préventives et ne font pas de la cybersécurité une priorité, d’où l’importance de poursuivre la sensibilisation et de les convaincre plus que jamais de se sécuriser en amont.”

    Jérôme Notin, Directeur Général de Cybermalveillance.gouv.fr

    03 - Les étapes clés de la formation de vos employés à la cybersécurité

    Disposer des bons outils, des technologies les plus récentes, déployer un plan de cyber sécurité sont certes d’excellentes pratiques face à la menace. Mais rien de tout cela ne saurait pleinement protéger votre entreprise si votre personnel n’est pas, lui aussi, très au fait des dangers et des risques. C’est pourquoi la formation des salariés est un pilier déterminant d’une stratégie de cybersécurité efficace.

    Pour y parvenir, assurez-vous que chacun des membres de vos équipes soit conscient des risques et sache comment réagir face aux menaces cybernétiques.
    Or, former les salariés à la cybersécurité nécessite un engagement continu, une adaptation aux nouveaux défis, et la mise en place de parcours de formation en cybersécurité personnalisés, afin de répondre aux besoins spécifiques de chaque rôle au sein de l'entreprise.

    En optant pour des formats adaptés, en personnalisant les parcours de formation selon les responsabilités, et en encourageant l'obtention de certifications reconnues, votre entreprise transforme ses employés en véritables défenseurs de la cybersécurité, réduisant ainsi considérablement les risques liés aux erreurs humaines.

    Depuis 2024, les solutions d’apprentissage assistées par l’intelligence artificielle (IA) se généralisent dans les programmes de cybersécurité. Des plateformes comme Coursera, Udemy Business ou Cybrary utilisent désormais des moteurs IA pour adapter les parcours de formation en temps réel au niveau de chaque apprenant. Ces outils personnalisent les modules, proposent des mises en situation au fil de l’actualité des menaces, et renforcent la mémorisation des réflexes essentiels.

    Trois étapes clés sont essentielles pour mettre en place une formation en cybersécurité efficace, qui non seulement protège votre entreprise, mais aussi renforce sa résilience face aux cybermenaces.

     étapes clés de la formation de vos employés à la cybersécurité

    3.1 - Choisissez les bons formats de formation


    La première étape consiste à sélectionner les formats les mieux adaptés à votre organisation et aux besoins spécifiques de chaque service. Il existe plusieurs formats de formation, chacun ayant ses avantages :

    3.1.1 La formation en ligne (e-learning) :

    Les plateformes d'e-learning permettent au personnel de suivre des modules de formation à distance et à son rythme ; l’idéal pour les grandes entreprises et/ou avec des équipes dispersées géographiquement. Elles permettent souvent des simulations interactives et se terminent par des évaluations pour vérifier les connaissances acquises.
    Le gouvernement vous propose un service en ligne répertoriant les formations dispensées par les experts de l’ANSSI.

    3.1.2 Les ateliers cybersécurité en présentiel :

    Ces sessions sont particulièrement efficaces pour les formations plus approfondies qui nécessitent une interaction directe avec le formateur. Les employés peuvent ainsi poser des questions, participer à des discussions sur des scénarios spécifiques à l'entreprise et conserver des contacts avec des experts en cybersécurité pour la suite.

    3.1.3 Les simulations de scénarios réels :

    L’idée ici est d’organiser des exercices concrets, comme des simulations de phishing ou des tests d'intrusion. Les employés mettent alors en pratique ce qu'ils ont appris et leur capacité à réagir correctement face à une attaque réelle s’en trouve renforcée.


    La directive NIS2 impose aux entités essentielles et importantes (catégories d’entreprises définies par le texte : énergie, transport, santé, finance, numérique, etc.) de “prendre des mesures techniques et organisationnelles appropriées pour gérer les risques liés à la sécurité des réseaux et des systèmes d’information, y compris la tenue d’exercices réguliers de test et d’évaluation.” (Article 21, § 2 e et f, NIS 2)

    Pour en savoir plus : Ce que vous devez savoir sur NIS2


    3.1.4 La gamification (ou ludification) de la cybersécurité :

    Cela consiste à intégrer des éléments de jeu dans des contextes qui ne sont pas ludiques… comme la formation en cybersécurité. L’idée consiste à rendre l’apprentissage plus motivant, interactif et mémorable pour les employés.

    Dans le secteur de la cybersécurité, la gamification a fait ses preuves et se révèle très efficace. En effet, en transformant l’apprentissage en un jeu, la gamification de la cybersécurité permet non seulement d’améliorer la rétention des connaissances mais aussi de créer une culture de sécurité plus solide et proactive au sein de votre entreprise.

    La gamification en formation emprunte des éléments aux jeux vidéo, tels que récompenses et points pour motiver les participants, défis et missions basés sur des scénarios réels de cybersécurité, classements et compétitions encourageant l'amélioration continue, et une narration immersive qui plonge les employés dans des histoires où ils jouent un rôle actif. Cela renforce leur engagement et leur apprentissage.

    Exemples “connus” de gamification pour former des employés à la cybersécurité en français :

    • Collock pour des escape games “cyber crise” animés en présentiel ou à distance
    • Seela qui offre des parcours pédagogiques personnalisés basés sur l’IA
    • CyberEdu, initiative du Campus Cyber portée par l’État pour sensibiliser largement
    • SoSafe et Kaspersky Security awareness pour des modules SaaS accessibles à tous les collaborateurs
    • ou encore Sekoia.io, dont les ateliers immersifs « SOC Experience » et « Cyber Crisis Game » simulent de véritables scénarios d’attaque pour tester la réactivité des équipes et de la direction.


    Ces approches participatives favorisent l’adhésion des collaborateurs, développent la culture cyber et renforcent la capacité de réaction collective face aux incidents. Pour les entreprises à culture internationale, des solutions anglophones comme Immersive Labs (UK), Hoxhunt (Finlande) ou IBM Cyber Range (US) permettent de standardiser les pratiques de sensibilisation à l’échelle mondiale.

    3.2 - Personnalisez vos parcours de formation


    Pour que la formation à la cybersécurité de vos équipes fonctionne bien, personnalisez les parcours de formation en fonction des rôles, des niveaux de responsabilité et des compétences de chacun.

    Voici comment vous pouvez structurer ces parcours : :


    3.2.1 L’évaluation initiale des compétences

    Avant de débuter la formation, évaluez le niveau de connaissances de chaque employé. Cela permet de concevoir un programme de formation répondant aux besoins spécifiques de chacun, et évitant une perte de temps sur des sujets déjà maîtrisés par certains.


    A savoir

    En 2025, les outils d’auto‑évaluation se sont enrichis de modules prédictifs fondés sur l’IA : ils identifient automatiquement les zones de faiblesse d’un service (ex. : gestion des mots de passe, sécurité mobile) et génèrent des plans de progression individualisés. Ce type d’approche a été encouragé par la Commission européenne dans sa feuille de route Cyber Skills Academy 2025, qui promeut la personnalisation des apprentissages pour renforcer la résilience des PME européennes.

    3.2.2 La formation de base pour tout le personnel

    Elle comprend une compréhension générale des concepts de base en cybersécurité, comme la gestion des mots de passe, la reconnaissance des tentatives de phishing, et les bonnes pratiques de navigation sur Internet.


    3.2.3 La formation plus poussée pour les services spécialisés

    Les équipes ayant des responsabilités plus techniques ou celles travaillant avec des données sensibles (telles l’IT, le DSI ou RSI, les ressources humaines ou la finance) nécessitent des formations plus avancées, évoquant la gestion des incidents de sécurité, la réponse aux cyberattaques ou l’utilisation de logiciels de sécurité spécifiques.


    3.3.4 La formation continue et l’actualisation

    La cybersécurité est un domaine en constante évolution. Il est donc incontournable de mettre à jour régulièrement les connaissances de vos employés par le biais de formations continues, de rappels de sensibilisation, et d’ateliers sur les nouvelles menaces et les meilleures pratiques.

    Personnalisez vos parcours de formation

    3.3 - Les certifications cybersécurité recommandées


    Obtenir des certifications en cybersécurité apparaît essentiel pour les personnes ayant des responsabilités clés en matière de sécurité, car cela valide leurs compétences et assure une conformité aux standards de sécurité internationaux pour votre entreprise.

    L'intégration des enjeux d'IA et de cyberdéfense a transformé les compétences requises. Des certifications répondent désormais aux défis spécifiques de la protection des modèles, des données d'entraînement et des environnements cloud multi-tenant, parmi lesquelles :

    •  ISC2 – Certified in AI Governance (CAIG) (2025), centrée sur la sécurité et la conformité des usages IA ;
    •  ISO/IEC 42001 Lead Implementer, publiée fin 2024, sur les systèmes de management de l’IA responsables ;
    •  et la version 10 de CompTIA Security+ (SY0‑701), révisée en 2024, intégrant désormais explicitement la gestion des menaces IA et la sécurité cloud.

    10 certifications reconnues dans le domaine de la cybersécurité :
    • Certified Information Systems Security Professional (CISSP) : délivrée par l’ISC2, idéale pour les professionnels qui conçoivent et gèrent des programmes de sécurité. Elle couvre un large éventail de sujets et fait figure de référence mondiale pour concevoir et piloter des programmes cyber.
    • Certified Information Systems Auditor (CISA) : fournie par l’ISACA, cette certification est destinée aux auditeurs et contrôleurs IT / conformité.
    • Certified Information Security Manager (CISM) : également délivrée par l’ISACA, la CISM est destinée aux managers de la gestion de la sécurité de l'information, idéale pour structurer la gouvernance et la gestion des risques.
    • CompTIA Security+ (SYO701) : excellente entrée en matière pour les professionnels débutant en cybersécurité, solide base généraliste actualisée (IA et Zero Trust).
    • Certified Ethical Hacker (CEH v13) : délivrée par le EC-Council, cette certification est essentielle pour qui doit tester et sécuriser les systèmes via des tests d'intrusion éthiques, et pour la mise à jour social engineering et IA.
    • Certified Incident Handler (GCIH) : proposée par le GIAC, cette certification est centrée sur l’analyse et la gestion des incidents de sécurité.
    • Offensive Security Certified Professional (OSCP) : cette certification de l’OffSec pour “Offensive Security” est le graal technique pour l’audit et le pentest avancé.
    • ISO 27001 Lead Auditor et ISO 27001 Lead Implementer sont deux certifications liées à la norme ISO 27001, qui définit les meilleures pratiques en matière de systèmes de management de la sécurité de l'information.
    • CompTIA Security+ (CySA+) : cette certification internationale met l’accent sur l’analyse comportementale, la détection SOC et l’investigation des incidents, de plus en plus valorisée pour renforcer la surveillance continue des menaces.
    • AI Security Certificate : délivrée par l’ISC², elle vise à former les professionnels à la gouvernance, la sécurité et l’éthique des systèmes d’intelligence artificielle, afin de garantir des pratiques IA sûres, transparentes et conformes aux réglementations en vigueur.

    Ces certifications ne s’adressent pas uniquement aux experts : elles servent d’indicateurs fiables du niveau de maturité cybersécurité des prestataires, partenaires ou responsables informatiques. En connaître les grandes lignes aide toute entreprise — même de petite taille — à s’évaluer, structurer sa démarche et choisir les bons interlocuteurs.

    04 - Les 19 principaux métiers de la cybersécurité

    Si les certifications illustrent les compétences, les métiers en sont la traduction opérationnelle. Quelle que soit sa taille, chaque entreprise s’appuie sur tout ou partie de ces profils, en interne ou via des partenaires : RSSI externalisé, consultant audit, analyste SOC…
    Comprendre leur rôle vous aide à structurer votre dispositif de sécurité et à choisir les bons experts selon vos besoins et vos moyens. Ainsi, la cybersécurité regroupe une diversité de métiers avec des responsabilités spécifiques pour assurer la protection des infrastructures numériques. Ces fonctions couvrent un large spectre, allant de la gestion stratégique à l'opérationnel, et exigent des compétences variées, allant de la gestion des risques à l'analyse technique. Voici un panorama des métiers les plus significatifs dans ce domaine.


    Ingénieur en cybercriminalité

    Il joue un rôle clé dans la lutte contre les menaces criminelles sur le web. Ce spécialiste analyse les cyberattaques, conçoit des stratégies pour les prévenir et aide à poursuivre les cybercriminels. Son métier nécessite une expertise approfondie en sécurité informatique, ainsi qu'une bonne connaissance des techniques utilisées par les hackers.

    L’analyse des cyberattaques (détecter et analyser les comportements suspects et les attaques en temps réel), l’investigation numérique (récolter et analyser des preuves numériques dans le cadre d’enquêtes) et le développement de solutions de protection (créer et mettre en place des systèmes de sécurité adaptés pour prévenir les attaques) figurent parmi ses principales responsabilités.

    [Exemple] Après une intrusion dans un système bancaire, un ingénieur en cybercriminalité devra identifier l'origine de l'attaque et proposer des mesures pour éviter qu'elle ne se reproduise.

    Responsable de la sécurité des systèmes d'information (RSSI ou RSI)


    Le RSSI est le garant de la sécurité globale des systèmes d'information d'une organisation. Un poste stratégique qui nécessite une compréhension approfondie des enjeux de sécurité et des compétences en gestion de projet et en communication. Parmi ses responsabilités clés figurent la définition de la politique de sécurité (qui consiste à élaborer et mettre en œuvre la stratégie de sécurité informatique), la gestion des incidents de sécurité, la sensibilisation et la formation des employés de l’entreprise aux bonnes pratiques.

    [Exemple] Lors d'une attaque par ransomware, le RSSI doit rapidement mobiliser les équipes pour isoler la menace, informer la direction et initier les processus de reprise d'activité.

    Directeur des systèmes d'information (DSI)


    Il occupe une position de leadership, supervisant non seulement la sécurité, mais aussi l'ensemble des technologies de l'information dans l'entreprise. Il doit s'assurer que l'infrastructure informatique soutient efficacement les objectifs stratégiques de l'organisation.

    Le DSI a trois grands types de responsabilités :

    • La conception puis l’exécution de la stratégie IT (ie la stratégie numérique) de l’entreprise.
    • La capacité à identifier, atténuer puis gérer les risques technologiques, y compris ceux liés à la cybersécurité.
    • La capacité à gérer et superviser les équipes techniques, notamment celles en charge de la cybersécurité de l’entreprise.

    Un DSI doit gérer la mise en conformité de l’entreprise avec les nouvelles réglementations telles que le RGPD, en collaboration avec le RSSI.

    Responsable de la sécurité des systèmes d'information (RSSI ou RSI)

    Analyste SOC (ou Security Operations Center)

    Au cœur des opérations de cybersécurité, il veille en permanence les systèmes pour détecter les incidents de sécurité. Sa fonction nécessite une vigilance constante et une capacité à réagir rapidement aux menaces. L’analyste SOC doit surveiller en temps réel les systèmes informatiques pour identifier les menaces potentielles ; réagir immédiatement aux alertes et coordonner les premières mesures de sécurité (appelées dans le jargon de la cyber “la réponse” aux incidents de sécurité) ; et enfin, conduire des analyses approfondies après un incident (appelées “analyses posts-incidents”) pour comprendre son origine et prévenir des incidents similaires à l’avenir.

    Lors d'une attaque DDoS (Distributed Denial of Service), l'analyste SOC identifie rapidement l'anomalie et active les protocoles de défense pour maintenir la disponibilité des services critiques.


    Testeur d'intrusion (ou Pentester)

    Il est chargé de simuler des attaques sur les systèmes informatiques pour identifier et corriger les vulnérabilités et tester la robustesse des infrastructures avant qu'elles ne soient exploitées par des cybercriminels. Ce professionnel utilise des techniques de hacking éthique pour évaluer la sécurité des réseaux, des applications et des systèmes. Il doit évidemment aussi fournir des recommandations pour corriger les failles découvertes.

    Un pentester réalise une série de tests d'intrusion sur un réseau d'entreprise pour en identifier les points faibles, et propose des améliorations afin de renforcer la sécurité avant une mise en production.


    Consultant en cybersécurité

    Le consultant en cybersécurité conseille les entreprises sur les meilleures pratiques à adopter en matière de sécurité informatique. Il effectue des audits de sécurité, identifie les failles potentielles, et propose des solutions pour améliorer leur protection contre les cybermenaces. Ce métier nécessite une connaissance approfondie des normes de sécurité et des réglementations en vigueur.


    Architecte sécurité

    Il est responsable de la conception et de l'intégration des solutions de sécurité au sein de l'infrastructure IT d'une entreprise. Il élabore des stratégies pour anticiper les menaces potentielles et s'assure que tous les composants technologiques respectent les normes de sécurité. Il travaille à la mise en place d'une architecture sécurisée, adaptée aux besoins spécifiques de l'organisation, en s'assurant que tous les éléments technologiques sont protégés contre les menaces.

    L'architecte sécurité peut être missionné afin de concevoir une architecture sécurisée pour un nouveau réseau d'entreprise, incluant des pare-feux, des systèmes de détection d'intrusion, et des protocoles de chiffrement pour protéger les données sensibles.


    Cryptologue

    Il développe des algorithmes de chiffrement pour sécuriser les communications et les données, analyse la robustesse des systèmes cryptographiques existants afin d'identifier d'éventuelles failles, et conçoit des protocoles sécurisés pour protéger contre les attaques. Ce métier est essentiel dans le développement de systèmes sécurisés, notamment pour les transactions en ligne, les communications sécurisées, et la protection des données personnelles.

    [Exemple] Un cryptologue crée un nouvel algorithme de chiffrement pour une application bancaire afin de garantir que les transactions en ligne sont inviolables.


    Data Protection Officer (DPO)

    Le DPO, ou délégué à la protection des données, veille au respect des exigences du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) au sein de l’entreprise. Il s'assure que celle-ci respecte les réglementations en matière de protection des données, conseille sur les meilleures pratiques pour gérer et sécuriser les informations personnelles, et gère les relations avec les autorités de régulation en cas de violation de données.

    Le Data Protection Officer se voit souvent chargé de superviser la mise en conformité d'une entreprise avec le RGPD, en évaluant les processus internes et en formant les employés aux nouvelles obligations légales.


    Responsable de la continuité d'activité

    Ce professionnel est chargé de garantir la résilience de l'entreprise en cas d'incident majeur (cyberattaque, catastrophe naturelle, etc.). Il coordonne les actions pour minimiser les interruptions lors d'incidents majeurs et élabore puis met en œuvre des plans de reprise d'activité pour assurer la continuité des opérations.

    Le responsable de la continuité d’activité va mettre en place un plan de reprise après sinistre pour garantir que les opérations critiques puissent redémarrer rapidement après une cyberattaque.


    Analyste en intelligence des menaces (ou Threat Intelligence Analyst)

    Il collecte et analyse des informations sur les cybermenaces émergentes, il analyse ces données pour identifier les risques spécifiques à l'organisation, et fournit des recommandations pour anticiper et prévenir les attaques. Il fournit également des rapports sur les tendances actuelles en matière de cybercriminalité, permettant aux entreprises d'anticiper les attaques potentielles et d'ajuster leurs stratégies de sécurité en conséquence.

    [Exemple] Un analyste en intelligence des menaces surveille les forums du dark web pour détecter des discussions sur de potentielles attaques ciblant l'entreprise, et alerte les équipes de sécurité pour qu'elles prennent des mesures préventives.


    Ingénieur sécurité réseau

    Cet ingénieur est spécialisé dans la protection des réseaux informatiques. Il conçoit, implémente, et maintient des solutions de sécurité réseau (pare-feux, systèmes de détection d'intrusion, VPN, etc.) pour prévenir les accès non autorisés et assurer la sécurité des communications. Il surveille les activités réseau pour détecter des anomalies ou des tentatives d'intrusion, et configure les dispositifs de sécurité tels que pare-feux et VPN.

    L’ingénieur de sécurité réseau peut avoir pour mission de sécuriser un nouveau segment de réseau, en configurant des pare-feux et en établissant des règles d'accès strictes pour prévenir les attaques.


    Spécialiste en sécurité Cloud

    Avec l'adoption croissante de services sur Cloud, ce spécialiste est chargé de protéger les données et les applications hébergées dans les environnements Cloud des entreprises. Il conçoit et met en œuvre des mesures de sécurité adaptées aux spécificités du Cloud, surveille en continu les systèmes pour détecter les menaces, et s'assure que l'infrastructure Cloud est conforme aux normes de sécurité.

    Le spécialiste en sécurité Cloud doit sécuriser une migration vers le Cloud en configurant des contrôles d'accès stricts, en chiffrant les données sensibles, et en mettant en place des outils de surveillance pour prévenir toute tentative d'intrusion.

    Voir le replay du webinar 'les bonnes pratiques à adopter pour sécuriser votre Cloud'

    Analyste forensique (ou Forensic Analyst)

    Il enquête sur les incidents de sécurité informatique pour identifier les causes et les responsables des cyberattaques. Il reconstitue les actions des cyber attaquants pour comprendre comment la cyberattaque s’est produite et recueille des preuves numériques qui peuvent être utilisées dans le cadre de poursuites judiciaires. Il rédige des rapports détaillés pour documenter ses conclusions et recommande des mesures de sécurité pour éviter de futurs incidents. Il aide à renforcer les systèmes pour prévenir de futures attaques.

    Un analyste forensique scrute les traces laissées sur un serveur compromis, pour identifier l'origine d'une fuite de données et fournir les preuves nécessaires au soutien d’une action en justice contre les cybercriminels impliqués.


    Responsable de la conformité (ou Compliance Officer)

    Il veille à ce que l'entreprise respecte les réglementations et les normes en matière de cybersécurité. Il assure également que les pratiques de sécurité soient conformes aux exigences légales et industrielles. Il met en place des politiques internes pour garantir cette conformité et forme les employés aux règles à suivre. Il surveille également les activités de l'entreprise pour détecter et corriger tout manquement potentiel.

    Un responsable de la conformité audite les pratiques de l'entreprise en matière de protection des données, pour s'assurer qu'elles sont conformes au RGPD et autres réglementations, puis il met en place des mesures correctives si des écarts sont identifiés.


    Développeur sécurité

    Il travaille à l'intégration de la sécurité dès les premières étapes du développement logiciel (ce qui est aussi qualifié d’approche 'Security by Design'). Il s'assure que les applications sont conçues pour résister aux attaques, en suivant les meilleures pratiques de sécurité logicielle. Parmi ses principales responsabilités, le développeur sécurité est chargé d'intégrer des pratiques de sécurité tout au long du cycle de développement logiciel. De même, il doit identifier et corriger les vulnérabilités dans les applications, et collaborer étroitement avec les équipes de développement pour garantir que les meilleures pratiques de sécurité sont suivies dès la conception.

    Le développeur sécurité revoit le code d'une application web pour y détecter des failles potentielles, comme des injections SQL, puis il développe des correctifs pour renforcer la sécurité avant le déploiement.


    Chef de projet cybersécurité

    Il gère la mise en œuvre de projets de sécurité au sein de l'entreprise. Il coordonne les équipes, gère les budgets. Sa responsabilité inclut donc la planification, la coordination et la gestion des projets de sécurité informatique au sein de l'entreprise. Il doit s'assurer que les mises en place sont efficaces, et s’inscrivent dans les délais et budgets impartis. Il coordonne les équipes techniques, gère les ressources, et veille à ce que les objectifs de sécurité soient atteints, tout en respectant les normes et réglementations en vigueur.

    [Exemple] Un chef de projet cybersécurité piloter la mise en œuvre d'un nouveau système de gestion des accès, depuis la définition des besoins jusqu'à la formation des utilisateurs, en passant par le déploiement technique et les tests de sécurité.


    Auditeur de sécurité

    Il réalise des audits de conformité et de sécurité pour évaluer l'efficacité des mesures de protection mises en place par l'entreprise. Il identifie les faiblesses et recommande des améliorations pour renforcer la sécurité des systèmes. Parmi ses principales responsabilités, l’auditeur en sécurité analyse les infrastructures et les politiques de sécurité pour identifier les vulnérabilités et les non-conformités ; il vérifie que les systèmes d’information respectent les normes, les règlements et les bonnes pratiques en vigueur. Enfin, il fournit des recommandations claires pour remédier aux failles de sécurité identifiées.

    [Exemple] L’auditeur de sécurité réalise un audit de conformité au RGPD pour s’assurer que l’entreprise respecte bien les exigences du règlement européen sur la protection des données personnelles, et propose des mesures correctives pour combler les écarts identifiés.


    Formateur en cybersécurité

    Il éduque les employés sur les pratiques de sécurité, et les sensibilise aux menaces informatiques. Il conçoit et dispense des programmes de formation pour améliorer la culture de sécurité au sein de l'organisation. Il est notamment responsable de la conception et du développement des programmes de formation ; puis de la dispense de ces formations (et la sensibilisation à la cybersécurité). Enfin c’est lui qui doit évaluer l’efficacité des formations, analyser les résultats obtenus pour, le cas échéant, identifier les points faibles (et ajuster les programmes de formation en conséquence) et veiller à l’amélioration continue des connaissances.

    [Exemple] Il a pour mission de former les employés à identifier et à se protéger contre les tentatives de phishing rapportés au sein de l’entreprise, en particulier dans un contexte de télétravail où les interactions sont principalement numériques.




    Les métiers de la cybersécurité couvrent un large éventail de responsabilités, de l'opérationnel à la stratégie et nécessite des compétences spécifiques, qu'il s'agisse de techniques d'investigation numérique ou de gestion stratégique des risques. Avec l'augmentation des cybermenaces, ces métiers deviennent de plus en plus essentiels pour la survie et la croissance des entreprises.

    Le succès de la cybersécurité repose sur la collaboration entre différents acteurs, du DSI à l’analyste SOC, pour garantir une protection robuste des systèmes d'information. Investir dans ces compétences et dans la formation continue est crucial pour maintenir une posture de sécurité efficace dans un environnement numérique en constante évolution.

    05 - DSI et RSI, deux piliers complémentaires de la cybersécurité d’entreprise

    Le DSI et le RSI sont deux fonctions clés dans l’entreprise soucieuse de sa cybersécurité. Beaucoup de pans de leurs missions sont communes et dans les faits, ils travaillent très souvent ensemble. Pour autant, ils ont des objectifs différents : l'un (le DSI) pour faire en sorte que tout marche, l'autre (le RSI) pour que tout soit sécurisé !


    5.1 - Qu’est‑ce qu’un DSI  ?

    Le DSI, ou directeur des Systèmes d'information, est la personne chargée de l'ensemble des technologies et des systèmes informatiques d'une entreprise, du réseau aux logiciels métiers.

    Son rôle principal :

    • s'assurer que tout fonctionne bien,
    • que les outils technologiques soutiennent les objectifs de l'entreprise,
    • que les systèmes soient performants et évoluent en fonction des besoins.


    Cela dépasse désormais la simple supervision technique : il intègre la résilience cyber, la gouvernance des données et le suivi des outils IA entreprise.

    En résumé, le DSI s'occupe de tout ce qui touche à l'informatique pour que l'entreprise tourne correctement, de la gestion des infrastructures au choix des logiciels. Il est en outre le garant d’un système d’information performant, sûr et  conforme aux règlementations (RGPD, NIS2, AI Act).


    5.2 - Quel est le rôle du RSI ou RSSI ?

    Le RSI (ou RSSI), Responsable de la Sécurité des Systèmes d’Information, veille à la protection des données et des systèmes contre toutes les menaces. Ses missions se sont étendues : prévention, détection, gestion de crise, et aussi accompagnement de la direction et du Comex.


    5.3 - Pourquoi DSI et RSI doivent avancer main dans la main ?

    Si le DSI garantit le bon fonctionnement des outils numériques, le RSI s’assure qu’ils soient protégés et utilisés de manière sûre. Dans les PME ou les ETI, les deux postes se confondent souvent ou sont externalisés auprès d’un prestataire spécialisé. Leur collaboration est au cœur du succès numérique : aligner performance et sécurité tout en respectant les réglementations.


    5.4 - Comment gérer la cybersécurité quand on n’a ni DSI ni RSI ?

    De nombreuses PME et ETI ne disposent pas de poste interne dédié à la cybersécurité. Pourtant, les risques et les obligations réglementaires ne cessent d’augmenter.

    Les options pour pérenniser votre protection numérique sans alourdir votre structure :

    • Un prestataire informatique ou télécom de confiance assure le rôle de DSI et de RSSI externalisés : il supervise vos systèmes et veille à la sécurité quotidienne.

    • Des services managés de cybersécurité permettent de déléguer la sauvegarde, la protection du réseau (VPN, pare-feu géré) et la formation des équipes.

    • L’ANSSI et Cybermalveillance.gouv.fr mettent à disposition des kits et plans d’actions clés en main pour les petites et moyennes entreprises, comme nous l’avons évoqué plus haut.

    Si vous n’avez pas encore ces rôles en interne, identifiez un partenaire de référence et formalisez les responsabilités cyber dans vos contrats prestataires ; vous resterez maître de votre sécurité tout en gagnant en sérénité.

    DSI, ou directeur des Systèmes d'information,

    Ce qu'il faut retenir

    La cybersécurité d’entreprise n’est plus seulement une affaire technique : c’est un enjeu de pilotage et de résilience. En plaçant la formation, la sensibilisation et le management du risque numérique au cœur de votre stratégie, vous anticipez autant que vous protégez. Qu’il s’agisse de petites habitudes (ne jamais réutiliser un mot de passe), de programmes de formation ou de certifications reconnues, chaque pas compte.

    Une culture cyber solide, portée par la direction, est le meilleur pare-feu humain face aux menaces numériques. Et dans un monde où les risques sont globaux, s’appuyer sur un partenaire de confiance (SFR Business, l’ANSSI, vos fournisseurs certifiés) vous garantit le soutien technique et pédagogique nécessaire pour pérenniser la protection de votre entreprise.

    Former vos équipes n'est que la première étape. Une fois vos collaborateurs sensibilisés et formés, il devient essentiel de mettre en place les outils techniques adaptés pour concrétiser cette vigilance humaine.

    Lisez aussi notre dossier sur les solutions et les meilleures pratiques à mettre en place

    Consultez les chapitres du guide de la cybersécurité en entreprise

    Guide de la cybersécurité en entreprise
    Introduction au guide de la cybersécurité en entreprise

    Un guide complet vous propose un aperçu des meilleures pratiques pour protéger votre entreprise.

    Cybersécurité en entreprise et logiciels malveillants
    Cybersécurité en entreprise et logiciels malveillants

    Les types de cyberattaques d’entreprises les plus courants et comment s'en prémunir

    Cybersécurité en entreprise : gouvernance et gestion des risques
    Cybersécurité, gouvernance et gestion des risques

    Créer une culture de sécurité, assurant ainsi la protection des actifs numériques et la résilience face aux cyberattaques.

    Cybersécurité en entreprise : prévention et bonnes pratiques
    Cybersécurité : prévention et bonnes pratiques

    Le guide exhaustif des meilleures pratiques en matière de prévention des cyberattaques

    cybersécurité, technologies et solutions de sécurité
    Cybersécurité, technologies et solutions de sécurité

    Une vue d'ensemble des technologies et solutions de sécurité essentielles pour protéger les entreprises.

    Cybersécurité et DSI
    Cybersécurité et DSI

    Le rôle, les missions, les compétences, les types d'entreprises dans lesquelles un DSI peut opérer

    Cybersécurité en entreprise et secteurs/industries spécifiques
    La cybersécurité dans la santé, l’industrie et la finance

    Les défis de la cybersécurité en entreprise dans la santé, l’industrie et la finance

    Cybersécurité des PME et TPE : impacts économiques
    Cybersécurité des PME et TPE : impacts économiques

    Un guide dédié à la cybersécurité des TPE - PME

    Intelligence artificielle et cybersécurité
    Intelligence artificielle et cybersécurité

    Les enjeux de ce nouveau paysage de la cybersécurité à l'ère de l'IA

    logiciels malveillants
    Cybersécurité à l'ère du Cloud

    Mettre en place une stratégie de sécurité robuste et adaptée à ce nouvel environnement de Cloud

    Cybersécurité en entreprise et IoT
    Comment protéger les objets connectés

    les meilleures pratiques et solutions pour sécuriser efficacement votre écosystème IoT

    Réglementation de la cybersécurité
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    Quelles réglementations et directives en matière de cybersécurité pour les entreprises

    Cybersécurité en entreprise après 2024 : tendances émergentes et avenir
    Cybersécurité : tendances émergentes et avenir

    Anticiper les tendances de la cybersécurité pour protéger les actifs de son organisation