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BUSINESS ROOM POINTS DE VUE, VÉCUS ET EXPERTISE TÉLECOM ET CLOUD

Ne pas confondre Cloud et Virtualisation

Si le cloud utilise en général les technologies de virtualisation, il incarne surtout une nouvelle approche des infrastructures matérielles et logicielles. Cloud et virtualisation sont deux concepts bien différents. Le Cloud pourrait-il exister sans la virtualisation ? Sans doute... mais quel intérêt ?


Pendant des années, les constructeurs ont fabriqué des serveurs pour faire tourner une application, selon la règle « un serveur pour une application ». D'autant plus que les machines étaient spécifiquement optimisées pour tel ou tel programme.
Et quand l'application se révélait gourmande, on ajoutait d'autres serveurs pour lui procurer plus de puissance (clusters).

Résultat : les entreprises disposaient de très nombreux serveurs dont les processeurs et la mémoire étaient utilisés à un faible pourcentage de leurs capacités (30 à 40% dans les meilleurs cas).

La virtualisation découple matériel et logiciel

La virtualisation des serveurs a permis de réduire - voire de supprimer - la dépendance entre matériel et logiciel.

L'application, son environnement et ses fichiers sont regroupés dans une sorte de bulle (serveur ou machine virtuels). L'hyperviseur (logiciel en chef) lui fournit la puissance dont il a besoin (processeur ou partie de processeur, et mémoire) de façon dynamique et automatisée.

Ainsi, plusieurs machines virtuelles (ou VM pour virtual machine) peuvent s'exécuter sur une même machine physique. Fini la sous-exploitation des serveurs physiques dans les data centers, et vive les économies d'énergie et les gains d'espace !

Cerise sur le gâteau : des serveurs supplémentaires peuvent être ajoutés et l'hyperviseur se charge de redistribuer la puissance de ces serveurs physiques sans arrêter la production.

Parmi les autres technologies de cette famille, on trouve la virtualisation du stockage, qui permet d'éviter les embouteillages de données (virtualisation de ports) et découple (plus ou moins selon les solutions) l'application de stockage de la plate-forme matérielle.

Autre innovation majeure : la virtualisation réseau , plus récente, vise elle aussi à régler les inconvénients liés aux engorgements, mais également la gestion des niveaux de criticité des flux.

Et surtout, la virtualisation réseau permet de procurer des connexions réseau (ou une connexion recalibrée) à la demande, indépendamment du matériel.

Plus précisément, ces technologies encore jeunes devraient bientôt parvenir à ce résultat. Pour en savoir plus, lire notre article : Qu'est-ce que la virtualisation réseau dans l'IaaS ?

Le nuage qui cache la forêt

Contrairement à la virtualisation, le cloud n'est pas à proprement parler une technologie, mais plutôt une approche conjuguant de multiples technologies, dont la virtualisation. La plupart des gens font rimer cloud avec application : messagerie, banque en ligne, stockage en ligne, ERP en ligne, etc.

Toutefois, il ne s'agit là que de la partie émergée de la plate-forme, l'aboutissement qui serait impossible sans les deux couches sous-jacentes.

L'objectif des applications cloud consiste à fournir un service (logiciel) en ligne, à la demande, et individualisé, juste le temps nécessaire, sans avoir à rien installer : ni matériel, ni logiciel.

D'où le nom de SaaS pour Software as a Service. Ces services sont généralement facturés par utilisateur et par mois.

Autre intérêt majeur du cloud computing : l'application étant unique, elle est la même partout dans le monde à tout moment. Ou, plus exactement, elle est gérée comme si... Intéressant également pour une entreprise, qui n'a plus ainsi à gérer ni les mises à jour, ni les versions, migrations, etc.

La virtualisation : un socle primordial de nouvelle génération

Pour qu'une application en mode SaaS fonctionne, il lui faut une infrastructure adaptée. On parle alors d'IaaS ou Infrastructure as a Service. En effet, les composantes matérielles (serveurs, stockage, réseau) doivent pouvoir être fournies dynamiquement et selon les besoins. C'est ici que sont généralement utilisés un ou plusieurs types de virtualisation.

En effet, la virtualisation est étanche (pas de mélange entre les environnements des clients), permet la flexibilité (plus ou moins de ressources utilisées), etc.

Encore faut-il coordonner les flux entre ces composants (virtualisés ou non), intégrer de la sécurité au niveau le plus bas de l'infrastructure, automatiser les mises à jour, et procurer une interface de supervision et d'administration globale. C'est pourquoi des systèmes d'exploitation cloud font aujourd'hui leur apparition. Ce sont eux qui provisionnent et déprovisionnent (afin de les rendre disponibles) les ressources utilisées par les applications.

Cœur névralgique des solutions cloud (public ou privé), la fonction d'administration et d'orchestration évoluée de ces environnements peut tout mesurer. Cela permet de contrôler la qualité du service, de mettre en place des modes de facturation à la consommation, à la durée, à l'espace utilisé... Bien qu'il soit parfois plus simple de trouver des modèles forfaitaires, favorisant la maîtrise de dépenses.

Cloud et virtualisation : un engrenage intermédiaire capital

De même que l'IaaS propose un catalogue de services d'infrastructure matérielle pour les applications, le PaaS (Platform as a Service) apporte l'infrastructure logicielle intermédiaire (middleware).

Cette couche propose au développeur un catalogue de services logiciels pour concevoir des applications SaaS : bases de données, outils de collaboration ou de mobilité, gestion unifiée des identités des utilisateurs, connexions inter-clouds, intégration de données, et autres services divers et variés.

Bien entendu, ces services doivent être déployés de manière à respecter les principes du cloud (élasticité, unicité, multitenant, etc.) et à masquer la complexité sous-jacente au développeur.

La virtualisation : une chance pour le cloud

Le cloud vise à mutualiser à l'extrême les ressources matérielles et logicielles et à procurer un environnement unique et cohérent (multi tenant), maintenu « une fois pour tous », avec le plus d'automatisation possible.

Il est donc logique que le socle de son infrastructure matérielle recoure fortement à la virtualisation, évitant les interventions manuelles et favorisant une forte automatisation. Le cloud et la virtualisation sont donc deux concepts bien distincts, même si le cloud fonctionne grâce à la virtualisation.

Pour que ce modèle économique et financier intéressant subsiste, une utilisation optimale des ressources s'impose. Néanmoins, cela n'est pas indispensable, et de nombreux clouds actuels ne virtualisent que les serveurs, et encore.

En l'état actuel des technologies, il semblerait que plus le niveau de virtualisation est élevé, plus le potentiel d'économie est important. À condition cependant de disposer d'une supervision et d'une administration commune, simple et cohérente...

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