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    Cybersécurité en entreprise : les tendances émergentes à surveiller

    Guide Cybersecurité - tendances émergentes

    Quelles sont les grandes tendances de la cybersécurité pour 2027 et au-delà ?

    Suivant Introduction Logiciels malveillants Gouvernance et gestion des risques Prévention et bonnes pratiques Solutions de sécurité Sensibilisation et formations Cybersécurité et DSI Secteurs et industries spécifiques Cybersécurité des PME Cybersécurité et IA Cybersécurité et cloud Cybersécurité et IoT Réglementation Tendances émergentes Précédent

    La cybersécurité des entreprises entre dans une nouvelle phase, marquée par l'essor de l'intelligence artificielle agentique.

    Le rapport mondial 2026 sur la réponse à incident publié par la Unit 42 de Palo Alto Networks permet de mesurer une autre évolution en cours, celle des méthodes d'extorsion : le chiffrement des données apparaît dans 78 % des cas recensés en 2025, en baisse par rapport aux niveaux supérieurs à 90 % enregistrés entre 2021 et 2024, à mesure que le vol pur de données s'impose comme méthode à part entière.

    Cette pression se vérifie aussi en France. Le baromètre CESIN publié en 2026, et réalisé avec OpinionWay, indique que 40 % des entreprises ont subi au moins une cyberattaque significative en 2025, avec un impact sur l'activité pour 4 entreprises touchées sur 5.

    Le Panorama de la cybermenace 2025 (publié en 2026) de l'ANSSI confirme ce niveau de menace élevé et rappelle la nécessité de qualifier les signalements avec rigueur : sur 460 signalements de fuite de données, seuls 42 % ont pu être confirmés comme des fuites avérées.

    Ce chapitre passe en revue les tendances qui vont structurer la cybersécurité des entreprises dans les années à venir, de l'intelligence artificielle à l'informatique quantique, en passant par le cloud, les objets connectés et les nouvelles obligations réglementaires comme NIS2, ainsi que les leviers concrets pour s'y préparer.

    En août 2025, une cyberattaque a paralysé la production du constructeur automobile britannique Jaguar Land Rover pendant plusieurs semaines. Le coût pour l'économie britannique est estimé à 1,9 milliard de livres sterling par le Cyber Monitoring Centre, et plus de 5 000 entreprises de sa chaîne d'approvisionnement ont été affectées. La Banque d'Angleterre a même indiqué que cet incident figure parmi les facteurs qui ont pesé sur la croissance du pays.

    Source : Reuters

    « Les systèmes et services dont nous dépendons au quotidien sont interconnectés, si bien qu'une perturbation à un endroit peut avoir un effet d'entraînement sur toute la chaîne d'approvisionnement. »

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    " Les escrocs ont démontré l’année passée une capacité à améliorer leurs compétences techniques. Ce perfectionnement devrait se poursuivre en 2024 et leur permettre de déployer des escroqueries plus sophistiquées notamment grâce à un recours généralisé aux deepfakes, ou bien d’investir d’autres terrains (rançongiciel, botnets, etc.) "

    Rapport annuel du ComCyberMi

    Sommaire

    01 - Les grandes orientations à surveiller

    Technologies émergentes en cybersécurité

    Les technologies suivantes se font de plus en plus prisées, surtout lorsqu’elles sont conjuguées à des innovations de cybersécurité transforment le paysage actuel.

    • L’intelligence artificielle (IA) et le machine Learning jouent un rôle croissant dans la détection et la réponse aux menaces, grâce à leur capacité à analyser rapidement de grands volumes de comportements réseau. Mais cette même technologie se retourne aussi contre les entreprises : la montée de l'IA agentique, capable d'agir seule sur plusieurs fronts d'une attaque, fait désormais de la sécurité des algorithmes un sujet à double titre, outil de défense et vecteur de menace.

    • L’informatique quantiquepèse déjà sur la sécurité des données, avec une transition vers la cryptographie post-quantique désormais assortie d'échéances concrètes fixées par l'ANSSI.

    • La blockchain, quant à elle, offre des solutions pour renforcer la sécurité des transactions et des données, avec des cas concrets d'entreprises qui l'utilisent pour améliorer la traçabilité et la sécurité.

    • Les objets connectés (dispositifs IoT)présentent des risques spécifiques, désormais encadrés par le Cyber Resilience Act européen, qui impose des exigences de sécurité par conception aux fabricants.

    • La 5G a transformé la sécurité des réseaux, une transformation aujourd'hui bien engagée qui appelle des stratégies spécifiques de gestion de ces infrastructures.

    • Le Cloud computing implique une mesure essentielle de cybersécurité, à savoir l’adoption de pratiques de sécurité robustes pour protéger les environnements Cloud.
    Les grandes orientations à surveiller

    La réglementation à prendre en compte

    • La directive NIS2 redessine le cadre réglementaire pour de nombreuses entreprises françaises, y compris des ETI qui n'étaient pas concernées par les textes précédents.

    • Le Règlement européen sur l'intelligence artificielle (AI Act) complète ce dispositif réglementaire, mais pour les systèmes d'IA eux-mêmes : ses obligations de transparence s'appliquent depuis août 2026, tandis que les exigences pesant sur les systèmes à haut risque ont été reportées à décembre 2027 par le Digital Omnibus adopté en juillet 2026. Il s'articule avec le Cyber Resilience Act pour les produits qui embarquent un système d'IA à haut risque.

    Comment les cybermenaces évoluent ?

    Les cybermenaces, en perpétuelle mutation, voient une augmentation des cyberattaques sophistiquées ciblant principalement les ETI et les PME avec des méthodes avancées comme le ransomware 2.0 et les attaques basées sur l'IA.

    Voir le chapitre "Cybersécurité des PME et TPE : impacts économiques et stratégiques"

    Les menaces se transforment également au sein même des organisations, rendant plus que nécessaires les stratégies internes robustes pour détecter et contrer les attaques de cyber-espionnage.

    La sécurité des infrastructures stratégiques, comme les réseaux électriques et les systèmes de santé, reste une priorité essentielle.


    Pas de gouvernance de cybersécurité sans gestion des risques

    La gestion des risques et la gouvernance en cybersécurité restent essentielles pour la protection des entreprises.

    Développer une stratégie de cyber résilience permet de maintenir les opérations en cas d'incident cyber, avec une réponse rapide et efficace afin de limiter les perturbations.

    En mettant en place des cadres de gestion des risques robustes, vous anticipez et répondez mieux aux menaces. Les DSI et les RSSI jouent un rôle clé dans cette démarche, en orchestrant les efforts de protection et en garantissant la sécurité des actifs numériques de l'entreprise.

    Voir le chapitre "Cybersécurité, gouvernance et gestion des risques"

    02 - Intelligence artificielle et machine learning, des armes à double tranchant

    L'IA et le machine learning (ou apprentissage automatique) transforment la cybersécurité en profondeur, plus personne n’en doute. Mais cette dynamique s’opère à double sens … positif et négatif.

    En effet, d’un côté, l'intelligence artificielle (IA) constitue une menace sérieuse pour la cybersécurité en raison de sa capacité à automatiser et à amplifier les cyberattaques. De l’autre, l’IA et le machine learning offrent des capacités considérables pour analyser des volumes massifs de données en temps réel, t pour détecter précocement des anomalies et des comportements suspects. L’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique sont donc du pain béni pour détecter les cyber menaces... et pour y répondre !

     Intelligence artificielle et machine learning, des armes à double tranchant

    L'IA agentique, une rupture récente

    Depuis 2026, les agents IA autonomes changent la nature de la menace. En effet, ces systèmes ont la capacité d’enchaîner seuls plusieurs étapes d'une attaque (reconnaissance, contournement de vérification d'identité, exfiltration) sans supervision humaine continue.

    Le CERT-FR, la branche technique de l'ANSSI, recommande d'ailleurs de ne pas déployer ces outils d'automatisation en environnement de production tant qu'ils n'ont pas fait leurs preuves.

    Cette évolution réduit fortement le temps de réaction disponible pour les équipes de sécurité.


    Pourquoi le Shadow AI est-il devenu un risque à part entière ?

    Au-delà des attaques, l'IA pose aussi un risque de gouvernance interne : le Shadow AI, c'est-à-dire l'usage par les salariés d'outils grand public non validés par l'entreprise. Selon une étude Microsoft France/YouGov (février 2026), 61 % des utilisateurs d'IA en entreprise passent par leurs comptes personnels au moins une fois par semaine, dont 38 % quotidiennement, hors de tout cadre informatique.

    Le rapport 2026 de Netwrix, qui a interrogé plus de 2 300 professionnels de la sécurité dans le monde, observe que seules 21 % des organisations ont une visibilité complète sur les données sensibles transmises aux outils d'IA, et que 31 % seulement parviennent à empêcher pleinement leur envoi vers des outils externes ou des comptes personnels.

    Une charte d'usage claire et la mise à disposition d'outils d'IA approuvés par l'entreprise suffisent souvent à limiter ce risque, sans priver les équipes des gains de productivité liés à l'IA.

    Quelles cybermenaces sont suscitées par l'IA ?

    Les systèmes d'IA peuvent analyser d'énormes quantités de données, identifier des vulnérabilités et mener des attaques avec une précision et une rapidité qui dépassent les capacités humaines.

    Voici précisément, les types de cyberattaques alimentées par l’IA auxquelles l’entreprise est la plus exposée :

    • Le phishing avancé : Les systèmes d'IA peuvent créer des emails de phishing extrêmement convaincants en analysant les comportements et les communications en ligne des victimes potentielles. L'IA sert aussi à générer des deepfakes, des vidéos ou des enregistrements audio falsifiés mais extrêmement réalistes. Par exemple, des cybercriminels ont simulé une visioconférence avec de faux dirigeants pour détourner 25,6 millions de dollars à Hong Kong en 2024.

    Selon le State of Cybersecurity Report 2026 d'Ivanti, 77 % des organisations dans le monde déclarent avoir déjà été ciblées par une attaque de type deepfake, dont plus de la moitié via des emails de phishing personnalisés par cette technologie. .

    • Les attaques par déni de service (DDoS) : Des outils d’IA coordonnent et optimisent ces attaques pour rendre les défenses traditionnelles inefficaces.

    • Le malware évolutif : Les logiciels malveillants alimentés par l'IA modifient leur propre code en temps réel pour échapper aux systèmes de détection, rendant les antivirus obsolètes en quelques instants. Par exemple, des ransomwares peuvent utiliser des algorithmes de machine learning pour changer leur signature chaque fois qu'ils sont détectés par des antivirus, rendant certains logiciels de sécurité très rapidement inopérants.

    Certaines cybermenaces en particulier exploitent l'IA pour mener des attaques très sophistiquées, rendant les environnements informatiques des entreprises plus vulnérables, comme :

    • Le DeepLocker : Ce malware, découvert en 2018 à la conférence BlackHat, reste un cas fondateur. Il utilise l'IA pour rester caché, jusqu'à ce qu'il identifie sa cible spécifique via la reconnaissance faciale, l'analyse de la voix ou d'autres biométries. Il reste “dormant” tant qu'il ne détecte pas de déclencheur spécifique ; ce qui rend sa détection très difficile.

    • Le Spear Phishing automatisé (ou hameçonnage ciblé) : L'IA est utilisée pour personnaliser des attaques de phishing très ciblées en analysant les réseaux sociaux et les communications professionnelles.

    • Les botnets intelligents : L’intelligence artificielle est utilisée ici pour gérer et coordonner des réseaux de bots, qui rendent non seulement les attaques plus efficaces, mais aussi plus difficiles à détecter. Le cyber attaquant analyse en temps réel les défenses et ajuste les stratégies d'attaque pour maximiser l'impact.

    Pour se protéger, les entreprises doivent adopter des mesures de sécurité avancées intégrant elles-mêmes l'IA adin de détecter et contrer ces menaces en temps réel.

    Comment l’IA et le machine learning renforcent votre cybersécurité ?

    Détection des anomalies par l'analyse en temps réel de volumes de données conséquents

    Avec cette capacité d’analyse de volumes de données conséquents et en temps réel, l'IA identifie des anomalies et des menaces bien avant qu'elles ne causent des dommages. Cela permet une réponse rapide et efficace.

    Exemple d’utilisation : Les systèmes de détection des intrusions (IDS) basés sur l'IA sont en mesure d’identifier des modèles d'attaque subtils qui échappent aux méthodes traditionnelles. De plus, les technologies de machine learning peuvent évoluer et s'adapter aux nouvelles menaces sans nécessiter de reprogrammation humaine constante.

    Automatisation des tâches répétitives et application automatique des correctifs de sécurité

    Les algorithmes d'IA peuvent automatiser des tâches répétitives et ainsi prendre en charge la surveillance des réseaux, l'analyse des journaux de sécurité et l'application des correctifs. Ce qui libère les équipes pour des tâches plus stratégiques.

    Exemple d’utilisation : Lorsqu'une menace est détectée, l'IA peut isoler automatiquement les systèmes compromis, lancer des analyses approfondies, et appliquer des correctifs sans intervention humaine. Cela réduit considérablement le temps de réponse et limite les dommages potentiels.

    Adaptation aux nouvelles menaces et reconnaissance des schémas d'attaque inconnus

    Le Machine Learning permet aussi aux systèmes de sécurité d'apprendre et de s'adapter aux nouvelles menaces: ils reconnaissent des schémas d'attaque inconnus, tout en réduisant les faux positifs.

    Et en réduisant les faux positifs et en améliorant la précision des alertes de sécurité, l'intelligence artificielle peut minimiser les interruptions pour les utilisateurs finaux et améliorer l'efficacité globale des opérations de sécurité.


    Comment préparer votre entreprise aux cyberattaques basées sur l'IA ?

    Pour se préparer à ces menaces,votre entreprise doit adopter une approche de sécurité proactive et en couches, avec des solutions de sécurité basées sur l'IA capables de détecter et de répondre aux anomalies en temps réel.
    Il est également indispensable de sensibiliser tous vos employés aux risques liés aux deepfakes et aux emails de phishing personnalisés, avec des formations régulières et des simulations de phishing.

    Vos protocoles de gestion des accès et des identités doivent absolument être robustes, avec des authentifications multi-facteurs et des politiques strictes de gestion des mots de passe.

    Enfin, effectuez des évaluations régulières des vulnérabilités et maintenez impérativement vos systèmes à jour avec les derniers correctifs de sécurité. C’est primordial pour réduire les risques de compromission par des attaques basées sur l'IA.

    Voir le chapitre "Cybersécurité en entreprise et IA"

    4 exemples d’entreprises ayant utilisé l'IA en cybersécurité

    1. Darktrace : Cette entreprise utilise des algorithmes de machine learning pour créer une "auto-immunité digitale" qui détecte et répond automatiquement aux menaces internes et externes en temps réel. Darktrace surveille en permanence le comportement des utilisateurs et des appareils pour identifier les anomalies qui pourraient indiquer une cyberattaque.

    2. Gatewatcher : Cette entreprise française développe une plateforme de détection et de réponse réseau (NDR) qui s'appuie sur le machine learning et le renseignement sur la menace, pour repérer les comportements suspects dans le trafic, sans dépendre uniquement de signatures déjà connues. Consacrée comme "Visionary" par Gartner, elle illustre une tendance de fond : la montée en puissance d'une offre de cybersécurité IA pensée et hébergée en Europe, portée par un enjeu de souveraineté technologique.

    3. Sekoia.io : Autre entreprise française, qui développe une plateforme AI-SOC combinant IA et renseignement cyber pour automatiser une partie du travail des équipes de sécurité, de la détection à la réponse aux incidents. Cette automatisation rend accessible aux PME et aux ETI un niveau de surveillance jusque-là réservé aux grandes organisations.

    4. Vectra AI utilise l'intelligence artificielle pour analyser le trafic réseau et détecter les comportements malveillants. En utilisant des techniques avancées de machine learning, Vectra identifie les activités suspectes et les mouvements latéraux au sein du réseau, permettant ainsi une réponse proactive aux menaces.

    Bien que l’IA et le Machine Learning présentent de nouveaux défis à surmonter, leurs avantages potentiels pour la détection précoce des cybermenaces, d'automatisation et d'adaptabilité en font des outils indispensables pour toute entreprise désireuse de renforcer sa sécurité dans un paysage cybernétique de plus en plus complexe.

    03 - L’impact de l'informatique quantique sur la sécurité des données

    La sécurité quantique se réfère à l'utilisation des principes de la physique quantique pour renforcer la sécurité des systèmes d'information. La physique quantique, qui traite des comportements des particules à des échelles très petites (comme les atomes et les photons), offre des propriétés uniques , exploitables pour améliorer la sécurité des communications et des données.

    Les principes clés de la sécurité quantique

    • La cryptographie quantique, en particulier la distribution quantique de clés (QKD pour Quantum Key Distribution en anglais), échange une clé de chiffrement à l'aide de particules de lumière plutôt que par le calcul. Sa sécurité tient à une propriété physique : observer une particule quantique modifie forcément son état. Toute tentative d'interception laisse donc une trace détectable, et la clé compromise est écartée avant d'être utilisée.
    • L’inviolabilité des communications : En utilisant QKD, les parties communicantes partagent des clés de chiffrement de manière absolument sécurisée. Toute tentative d'espionnage étant détectée, cela rend de facto les communications beaucoup plus sûres par rapport aux méthodes de cryptographie classiques.

    Un calendrier désormais concret

    L'ANSSI recommande d'engager sans attendre un inventaire des usages de la cryptographie au sein de l'entreprise, en commençant en priorité par les systèmes clés pour l’entreprise et à longue durée de vie.

    Deux échéances structurent désormais la transition : l'Agence prévoit de ne plus qualifier de produits de sécurité sans cryptographie post-quantique dès 2027, et elle juge qu'il ne sera pas raisonnable d'acheter des produits qui n'en intègrent pas après 2030.

    L’impact de l'informatique quantique sur la sécurité des données

    04 - La cybersécurité de la blockchain

    La blockchain est une technologie de registre distribué : elle stocke les informations de façon décentralisée et sécurisée. Chaque bloc de données est relié au précédent et forme ainsi une chaîne inaltérable. Modifier rétroactivement cette chaîne devient donc presque impossible, à moins qu'une majorité du réseau ne s'entende pour le faire.

    En matière de cybersécurité, la blockchain a un impact significatif en renforçant la sécurité des transactions et des données. Grâce à sa nature décentralisée et immuable, elle réduit les risques de fraudes, de falsification des données et d'attaques de type "man-in-the-middle".

    Pour une entreprise de moins de 250 salariés, les cas d'usage les plus concrets se trouvent du côté de la traçabilité de la chaîne d'approvisionnement et de la signature électronique.

    En investissant dans ces technologies, et en formant vos équipes à leur utilisation, votre entreprise améliore sa posture de sécurité et se prépare aux défis à venir.

    La cybersécurité de la blockchain

    05 - Des objets connectés mieux sécurisés

    Les objets connectés (IoT) sont des dispositifs physiques intégrés à des technologies de communication qui leur permettent d'interagir avec d'autres appareils via internet. Parmi ces objets, on retrouve des capteurs, des caméras, des thermostats et des dispositifs médicaux, transformant les environnements en systèmes intelligents interconnectés. Et qui dit connexion, dit…

    Lien entre objets connectés et cybersécurité

    Chaque appareil connecté représente un point d'entrée potentiel pour les cyberattaques. Car toute vulnérabilité dans les dispositifs IoT est susceptible d’être exploitée pour accéder aux réseaux d'entreprise, voler des données ou perturber des opérations critiques.

    On dénombre aujourd'hui des milliards d'objets connectés en service, dans des secteurs aussi variés que la santé, la domotique, les transports ou l'industrie, ce qui crée une surface d'attaque considérable.

    Sur le plan réglementaire, le Cyber Resilience Act européen/a>, entré en vigueur fin 2024 avec une application progressive jusqu'en 2027, impose des exigences de sécurité par conception et des obligations de mise à jour aux fabricants d'objets connectés vendus dans l'Union européenne.


    Pour en savoir plus sur la cybersécurité des entreprises et l’IoT, découvrez notre dossier expert.
     Des objets connectés mieux sécurisés

    Comment anticiper la recrudescence des cyberattaques via des objets connectés ?

    Votre entreprise doit adopter des mesures de sécurité robustes : chiffrer les communications IoT et authentifier fermement chaque dispositif. Le cloisonnement du réseau vient ensuite limiter la portée d'une éventuelle intrusion.

    En investissant dans des technologies de sécurité spécifiques à l'IoT et en formant vos équipes à la gestion sécurisée de ces dispositifs, vous pouvez renforcer la résilience de votre entreprise face aux menaces croissantes dans un monde de plus en plus connecté.

    Vous devez aussi penser à intégrer des protocoles de sécurité rigoureux dès la conception des produits (sécurité par conception) et à assurer des mises à jour régulières des logiciels pour corriger les vulnérabilités. Un inventaire à jour des équipements connectés au réseau reste par ailleurs la meilleure façon de repérer un appareil compromis ou oublié.

    Voir le chapitre "Cybersécurité et IoT"

    06 - La 5G et la cybersécurité

    La 5G est la cinquième génération de technologie de communication mobile, offrant des vitesses de téléchargement et de transfert de données beaucoup plus rapides, une latence réduite, et une capacité de connexion accrue pour un grand nombre d'appareils simultanément.

    Les communications via la 5G sont ultra-rapides et fiables, et c’est indispensable pour des applications comme les objets connectés (IoT), les véhicules autonomes, et les services de réalité augmentée, en transformant les infrastructures numériques et en augmentant la connectivité globale.

     La 5G et la cybersécurité

    Pourquoi la 5G reste une tendance cybersécurité à surveiller ?

    Deux évolutions structurelles expliquent pourquoi la 5G reste sous surveillance.

    • Une interconnexion massive d'appareils : : La 5G offre des vitesses de transmission beaucoup plus rapides et une latence extrêmement faible, ce qui multiplie les connexions entre appareils : objets connectés, véhicules autonomes, infrastructures critiques. Cette densité accrue expose les entreprises à un nombre croissant de points d'entrée potentiels pour les cyberattaques.


    • Une architecture réseau plus complexe :La 5G repose aussi sur une architecture plus élaborée, avec un recours accru à la virtualisation des fonctions réseau (NFV) et à la segmentation du réseau (network slicing). Cette complexité facilite la gestion des réseaux, mais génère aussi de nouvelles surfaces d'attaque. De fait, les cybercriminels peuvent exploiter des vulnérabilités dans ces segments virtuels pour infiltrer des réseaux critiques ou intercepter des communications sensibles.

    Comment préparer votre entreprise aux cyberattaques liées à la 5G ?

    Avec la généralisation de la 5G, une réévaluation des stratégies de cybersécurité est nécessaire.
    Votre entreprise doit mettre en place des mesures de sécurité renforcées, à commencer par des politiques strictes de contrôle d'accès et un chiffrement de bout en bout. Ces fondamentaux doivent s'appuyer sur des systèmes de détection et de réponse capables d'absorber la complexité et l'échelle propres aux réseaux 5G.

    La 5G facilitant l'usage massif de technologies comme l'IA et l'IoT, des approches de sécurité intégrées s'imposent pour protéger ces écosystèmes numériques.

    07 - La question du Cloud computing face aux cybermenaces

    Pour rappel, le cloud computing est un modèle informatique qui permet de stocker, gérer et traiter des données via des serveurs distants accessibles en ligne, plutôt que sur des serveurs locaux ou des ordinateurs personnels.

    Pourquoi le cloud computing est une tendance cybersécurité incontournable ?

    Le cloud computing est une tendance majeure en cybersécurité pour les entreprises en 2027 en raison de l'adoption massive des services cloud pour le stockage, le traitement des données et l'exécution d'applications. Certes, cette transition vers le cloud offre des avantages en termes de flexibilité et de réduction des coûts, mais elle expose également les entreprises à de nouveaux risques. Les données sensibles stockées sur des serveurs distants représentent un vecteur de vulnérabilité à des cyberattaques, à des violations de données, voire parfois à des problèmes de conformité réglementaire.

    Les services cloud sont en général interconnectés avec d'autres infrastructures, souvent à travers des frontières géographiques et légales, et de fait, la gestion de la sécurité se fait de plus en plus complexe.

    Les cybercriminels ciblent de plus en plus les environnements cloud, exploitant des failles de configuration, des accès non sécurisés, et des vulnérabilités dans les API.


    Comment préparer votre entreprise à cette tendance cloud computing ?

    Pour les entreprises, assurer la sécurité dans le cloud nécessite de mettre en place des stratégies robustes. Le chiffrement des données, en transit comme au repos, en constitue le socle technique. Il doit s'accompagner d'une gestion rigoureuse des identités et des accès (IAM), authentification multi-facteurs à la clé.

    Pour votre entreprise, en cas de cyberattaque, vous devez également prévoir des plans de continuité des activités et de reprise après sinistre dans le cloud, et vous assurer que vos fournisseurs de services cloud respectent les normes de sécurité les plus élevées

    Grâce à ses solutions de sécurité avancées telles que le CASB ( Cloud Access Security Broker), l'approche Zero Trust, le CSPM (Cloud Security Posture Management), le chiffrement, l'Authentification à Double ou Multi Facteurs ou encore la prévention des pertes de données (DLP - Data Loss Prevention), SFR Business assure une sécurité proactive et adaptative qui tient compte des spécificités du Cloud.

    08 - Une menace plus sophistiquée avec les ransomware 2.0

    Les ransomware 2.0 sont en fait une version sophistiquée des ransomwares traditionnels. Alors que les ransomwares classiques se contentaient de chiffrer les fichiers des victimes et de demander une rançon en échange de la clé de déchiffrement, le ransomware 2.0 va plus loin en intégrant des stratégies de double extorsion.

    Comment fonctionne un ransomware 2.0 ?

    Le ransomware 2.0 se distingue par sa stratégie de double extorsion, où les attaquants chiffrent les données, tout en exfiltrant une copie des informations sensibles. Ils menacent ensuite de divulguer ou de vendre ces données si la rançon n'est pas payée, ajoutant une pression supplémentaire sur les victimes pour éviter la fuite d'informations.

    Ces ransomwares utilisent des algorithmes de chiffrement sophistiqués, rendant quasi impossible la récupération des données sans la clé appropriée. Les techniques employées sont conçues pour être rapides et efficaces, et les tentatives de déchiffrement se révèlent inefficaces sans paiement de rançon.

    Le ransomware 2.0 se propage à travers les réseaux en exploitant des vulnérabilités non corrigées, en utilisant des techniques de phishing ciblé et en menant des attaques par force brute. Une fois dans le réseau, il se répand rapidement à d'autres systèmes connectés.

    Les attaquants ciblent souvent des infrastructures critiques telles que les réseaux électriques, les établissements de santé, les administrations et les gouvernements par exemple. Les attaques réussies sur ces cibles causent évidemment des perturbations majeures et des pertes financières considérables.

    Enfin, on voit aussi émerger le modèle de Ransomware-as-a-Service (RaaS). Avec ce type de rançongiciel, les développeurs peuvent vendre ou louer leurs créations à d'autres cybercriminels, augmentant ainsi la fréquence et la portée des attaques pour des pirates moins qualifiés.

    Selon l'ANSSI, les PME, TPE et ETI représentaient 48 % des victimes de rançongiciels identifiées en 2025, une part en nette hausse après plusieurs années de baisse. Le Data Breach Investigations Report de Verizon confirme cette exposition disproportionnée : 88 % des violations de données touchant des PME impliquent un rançongiciel, contre 39 % pour les grandes entreprises.

    Une menace plus sophistiquée avec les ransomware 2.0

    Exemples de Ransomware 2.0

    • Qilin : selon une analyse de Cisco Talos relayée par LeMagIT en avril 2026, les affiliés de ce groupe déploient un outil capable de désactiver plus de 300 solutions de détection et de réponse (EDR) avant même de voler ou de chiffrer les données. Neutraliser les défenses n'est plus un simple moyen de gagner du temps, c'est devenu une étape jugée indispensable à la réussite de l'attaque.
    • Scattered Lapsus$ Hunter : cette alliance de groupes anglophones (issus de Scattered Spider, Lapsus$ et ShinyHunters) a revendiqué la cyberattaque contre Jaguar Land Rover en août 2025, qui a paralysé la production du constructeur pendant plusieurs semaines et affecté plus de 5 000 entreprises de sa chaîne d'approvisionnement.

    Comment protéger votre entreprise d’un ransomware 2.0 ?

    Pour se protéger contre le ransomware 2.0, les entreprises doivent adopter une approche multi-couches, que nos experts résument en cinq points :


    1. Maintenir des sauvegardes régulières et sécurisées des données critiques, assurant ainsi une récupération rapide en cas de compromission.

    2. S'assurer que tous les logiciels et systèmes sont constamment mis à jour avec les derniers correctifs de sécurité pour éviter l'exploitation des vulnérabilités.

    3. Former les employés à reconnaître et à éviter les tentatives de phishing : un suivi incontournable, car ces attaques sont souvent la porte d'entrée des ransomwares.

    4.Utiliser des logiciels de sécurité avancés capables de détecter et de bloquer les ransomwares, avec des systèmes de détection et de réponse aux intrusions (IDS/IPS).

    5. Établir et tester régulièrement un plan de réponse aux incidents pour minimiser les dommages en cas d'attaque.

    09 - Le cyber espionnage, une menace silencieuse mais puissante

    Le cyber-espionnage est une forme de cyberattaque où des acteurs malveillants infiltrent les systèmes informatiques d'une organisation pour voler des informations sensibles, telles que des secrets commerciaux, des données stratégiques ou des informations personnelles.

    Contrairement aux attaques plus destructrices comme les ransomwares, le cyber-espionnage vise à passer inaperçu pour récolter des informations sur une longue période.

    Les attaquants, souvent liés à des États ou des concurrents, utilisent des techniques élaborées pour pénétrer les défenses, comme l'hameçonnage ciblé (spear phishing), les logiciels malveillants furtifs et les exploits zero-day.

     Le cyber espionnage, une menace silencieuse mais puissante

    Comment fonctionne le cyber espionnage ?

    Le cyber-espionnage procède par des intrusions discrètes et persistantes.

    Les attaquants commencent généralement par une phase de reconnaissance pour identifier les points d'entrée vulnérables. Une fois à l'intérieur, ils utilisent des logiciels malveillants sophistiqués pour maintenir un accès non détecté, souvent en exploitant des vulnérabilités non corrigées ou en utilisant des identifiants volés.

    Ces logiciels capturent des frappes de clavier, accédent à des fichiers sensibles ou surveillent les communications internes. Les données collectées sont ensuite exfiltrées de manière discrète pour éviter la détection.


    Les différents types de cyber espionnage

    Il existe différents types de cyber-espionnage, chacun ciblant des secteurs ou des informations spécifiques.

    • Le cyber-espionnage industriel vise les secrets commerciaux et les innovations technologiques pour donner un avantage concurrentiel.
    • Le cyber-espionnage étatique cible les informations gouvernementales sensibles, les infrastructures critiques et les données militaires.
    • Le cyber-espionnage économique se concentre sur les informations financières et stratégiques pour influencer les marchés et les politiques économiques.

    Exemples marquants de cyber-espionnage étatique

    • Le groupe Salt Typhoon, lié à l'État chinois, illustre l'ampleur que peut prendre le cyberespionnage. Actif depuis au moins 2019, ce groupe a été visé par un avis conjoint signé en août 2025 par des agences de plus d'une douzaine de pays, dont les membres de l'alliance Five Eyes, l'Allemagne, l'Italie et le Japon. Il est accusé d'avoir compromis des réseaux dans plus de 80 pays, et notamment infiltré au moins neuf grands opérateurs télécoms américains, dont AT&T, Verizon et Lumen. Cet accès aux réseaux de télécommunications lui permet d'intercepter des communications à grande échelle, sur un large éventail de cibles : agences gouvernementales, entreprises et particuliers.

    • Un autre cas, moins médiatisé mais tout aussi révélateur, relève de l'espionnage industriel : au printemps 2025, le groupe nord-coréen Lazarus a attaqué trois entreprises européennes du secteur de la défense (une entreprise de mécanique industrielle, un fabricant de composants aéronautiques et une entreprise de défense), selon un rapport du chercheur en cybersécurité ESET relayé par CyberScoop. Les attaquants se sont fait passer pour des recruteurs proposant de fausses offres d'emploi afin d'accéder aux réseaux des victimes, dans le but probable de dérober des informations sur la fabrication de drones, un domaine où la Corée du Nord cherche à développer ses propres capacités.

    Selon le Data Breach Investigations Report 2025 de Verizon, les violations à motivation d'espionnage représentent désormais 17 % des cas analysés, une part en nette progression.


    Comment protéger votre entreprise du cyber espionnage ?

    Pour contrer le cyber-espionnage, l'enjeu principal se situe du côté de la détection de l'exfiltration. Avec des outils de prévention des pertes de données (DLP) et une surveillance fine du trafic sortant, vous pourrez repérer un transfert de fichiers anormal avant qu'il ne quitte le réseau.

    Cette vigilance ne dispense pas des fondamentaux : correctifs de sécurité à jour et accès aux systèmes sensibles restreints aux seules personnes qui en ont réellement besoin.

    Mais il faut bien garder à l’esprit que le facteur humain demeure déterminant, tant les intrusions de ce type démarrent beaucoup plus souvent par un email ciblé que par une faille technique.

    10 - Les menaces persistantes et avancées (APT)

    Les menaces persistantes et avancées (APT pour Advanced Persistant Threat en anglais) se caractérisent par des cyberattaques sophistiquées, prolongées et ciblées, souvent orchestrées par des groupes soutenus par des États ou des organisations criminelles.

    Les APT entendent infiltrer un réseau de manière furtive – et y rester pendant de longues périodes –, afin de voler des données sensibles ou de compromettre des systèmes vitaux, et ce, sans être détectées.

    On note une augmentation des menaces liées aux APT, en particulier celles qui exploitent les vulnérabilités des chaînes d'approvisionnement. De plus, les acteurs de la menace utilisent de plus en plus l'intelligence artificielle pour améliorer l'efficacité et la furtivité de leurs attaques.

    Les menaces persistantes et avancées (APT)

    Comment fonctionne une APT ?

    Face aux APT, la priorité va au renseignement sur la menace : suivre les campagnes documentées par l'ANSSI ou des éditeurs spécialisés permet d'anticiper les modes opératoires avant qu'ils ne touchent l'entreprise.

    Par exemple, le groupe Turla (aussi appelé Secret Blizzard ou Waterbug), rattaché au Centre 16 du FSB russe, mène depuis 2010 une campagne de cyberespionnage qui a notamment visé la France, ainsi que l'Allemagne, la Pologne et plusieurs autres pays européens. L'Union européenne et le Royaume-Uni l'ont sanctionné en juillet 2026, dans le cadre d'un paquet visant au total neuf ressortissants et quatre entités russes, dont des officiers du renseignement militaire (GRU).


    Comment prévenir les APT ?

    Face aux APT, la priorité va au renseignement sur la menace : suivre les campagnes documentées par l'ANSSI ou des éditeurs spécialisés permet d'anticiper les modes opératoires avant qu'ils ne touchent l'entreprise.

    La segmentation du réseau limite ensuite la progression d'un attaquant qui aurait réussi à s'introduire, en cloisonnant les systèmes critiques du reste de l'infrastructure.

    Ces mesures s'accompagnent des fondamentaux déjà cités ailleurs dans ce chapitre : correctifs à jour, sensibilisation des équipes et audits réguliers.

    11 - Les stratégies avancées de gestion des risques cybernétiques

    Ces stratégies englobent de manière assez classique un ensemble de pratiques et de technologies conçues pour mieux cerner les risques liés à la cybersécurité, pour ensuite les limiter.

    L’analyse en temps réel et l’automatisation des réponses en forment le socle technique, la collaboration entre organisations complétant le dispositif face à des menaces qui dépassent le seul périmètre de votre entreprise.

    Le Global Cybersecurity Outlook 2026 du World Economic Forum indique que 65 % des grandes entreprises citent désormais les vulnérabilités liées aux tiers et à la chaîne d'approvisionnement comme leur premier défi, contre 54 % en 2025. Cette pression redescend directement sur les PME et les ETI, souvent les premières ciblées pour rebondir vers leurs clients plus grands.

    Le Data Breach Investigations Report de Verizon confirme cette tendance à toutes les tailles d'entreprises : la part des violations impliquant un tiers a doublé, passant de 15 % à 30 %.

    Ce risque tiers touche aussi le code lui-même, puisque 70 à 90 % des composants logiciels utilisés aujourd'hui proviennent de bibliothèques open source. Le Cyber Resilience Act impose aux fabricants la tenue d'une nomenclature logicielle (SBOM, pour Software Bill of Materials), un inventaire exhaustif de ces composants, mobilisable en cas de contrôle. Les obligations de signalement des vulnérabilités s'appliquent dès septembre 2026 à tous les produits déjà commercialisés dans l'Union européenne.

    En France, la directive NIS2 complète le dispositif réglementaire. Le référentiel ReCyF, présenté par l'ANSSI en mars 2026, détaille les mesures attendues pour s'y conformer.

    La cyber-assurance devient elle aussi un sujet de gouvernance à part entière. Les assureurs resserrent leurs critères d'éligibilité depuis l'entrée en application de NIS2 et examinent désormais la sécurité des éditeurs SaaS critiques (ERP, CRM, RH) dont dépend l'entreprise assurée, en plus de ses propres pratiques. Une certification ISO 27001 permet généralement d'obtenir une réduction de prime.


    Les éléments d’une stratégie avancée de gestion des risques efficace

    Il existe désormais des outils sophistiqués qui évaluent les risques selon leur gravité et leur probabilité, ce qui permet de concentrer les ressources sur les menaces les plus importantes.

    Les systèmes de détection des intrusions (IDS) et de réponse aux incidents (IR) utilisent l'IA pour identifier rapidement les activités suspectes. La gestion rigoureuse des identités numériques et la surveillance des accès aux systèmes critiques réduisent les risques d'abus et d'intrusion.

    Par ailleurs, en partageant des informations sur les cybermenaces entre entreprises et avec les agences gouvernementales ad-hoc, vous restez informé et pouvez améliorer vos techniques de défense.


    Comment mettre en place des cadres de gestion des risques plus robustes ?

    Pour instaurer des cadres de gestion des risques cybernétiques robustes, voici les étapes à suivre :

    • Cartographie des risques : Effectuez des évaluations de sécurité régulières pour identifier les vulnérabilités et cartographier les risques potentiels dans tous les systèmes.
    • Adoption de normes reconnuescomme ISO/IEC 27001 ou NIST Cybersecurity Framework pour structurer et améliorer vos pratiques de sécurité.
    • Des équipes averties : Développez une culture de la cybersécurité en formant régulièrement vos employés à reconnaître et répondre aux menaces de sécurité, en particulier les techniques de phishing et d'ingénierie sociale.
    • Technologies avancées: Investissez dans des solutions de sécurité intégrant l'IA et le machine learning pour détecter et répondre aux menaces en temps réel, et mettez en place des systèmes de surveillance continue des réseaux.
    • Gestion des accès : Instaurez des politiques strictes de gestion des accès et des identités, y compris l'authentification multi-facteurs et la surveillance des activités des comptes privilégiés.
    • Collaboration intersectorielle : Participez à des initiatives de partage d'informations sur les cybermenaces avec d'autres entreprises et organismes de réglementation, afin de bénéficier des dernières informations et des meilleures pratiques en matière de sécurité.

    12 - La cyber-résilience : assurer la continuité d'activité

    La cyber résilience représente la capacité d'une organisation à continuer à fonctionner malgré les cyberattaques. Elle englobe une approche plus holistique que la simple protection qui s’illustre non seulement par la prévention des cyberattaques, mais aussi l’assurance de la continuité des opérations pendant et après une attaque, et la récupération rapide et efficace.

    La cyber résilience

    Pourquoi la cyber-résilience est-elle devenue une priorité absolue ?

    Plusieurs facteurs expliquent cette évolution et mettent en lumière l'importance de cette approche dans le paysage cybernétique moderne.

    Une complexification des cybermenaces

    Les cyberattaques deviennent de plus en plus sophistiquées, ciblées et persistantes. Les hackers utilisent des techniques comme l'intelligence artificielle et le machine learning pour contourner les défenses traditionnelles. La simple prévention ne suffit plus.

    L’interdépendance des systèmes

    Avec l'adoption massive du cloud computing, de l'Internet des objets (IoT) et de la 5G, les systèmes informatiques sont de plus en plus interconnectés. Une attaque réussie sur un maillon faible peut avoir des répercussions en cascade sur l'ensemble des opérations d'une entreprise.

    La conformité réglementaire

    La Directive NIS 2 et les exigences du RGPD imposent des normes strictes en matière de protection des données et de continuité des opérations. La cyberrésilience aide les entreprises à se conformer à ces régulations en intégrant des mesures à la fois proactives et réactives de sécurité.


    Comment préparer votre entreprise à la cyber résilience ?

    Identifiez d'abord les actifs indispensables à votre activité, puis évaluez ce qui pourrait les perturber ou les rendre inexploitables pour prioriser.

    Ensuite, élaborez un plan de continuité des activités (PCA) afin que votre organisation puisse continuer à assurer ses missions essentielles, même en cas de cyberattaque.

    Pensez à des stratégies de réponse rapide, des rôles définis pour l'équipe de gestion des incidents, et procédez à des exercices de simulation réguliers.

    Équipez-vous de solutions capables de repérer une attaque dès ses premiers signes et de contenir ses effets, tout en réservant strictement l'accès aux informations aux seules personnes autorisées.

    Naturellement, organisez des programmes de formation continue et des mises en situation de phishing pour mieux sensibiliser vos employés aux menaces. Communiquez des politiques de sécurité claires et assurez-vous de leur respect.

    Impliquez vos équipes et participez à des initiatives de partage d'informations sur les cybermenaces. Collaborez avec des agences gouvernementales et des prestataires de services de cybersécurité pour bénéficier de ressources et d'expertise supplémentaires.

    Enfin, mettez en place des systèmes de surveillance en temps réel et effectuez des analyses post-incident pour comprendre et améliorer les réponses aux cyberattaques. Mettez régulièrement à jour vos plans et vos contrôles de sécurité.

    En adoptant ces pratiques, vous renforcez la cyber résilience de votre entreprise, tout en maintenant la confiance des clients et partenaires.

    13 - Mettez en place une culture de sécurité adéquate

    Une véritable culture de sécurité se construit lorsque les collaborateurs prennent naturellement en compte les enjeux de cybersécurité dans leurs activités quotidiennes.

    Pour intégrer la sécurité dans tous les aspects des opérations de votre entreprise, vous devez veiller à ce que chaque collaborateur, du dirigeant aux nouveaux employés, soit conscient des meilleures pratiques en matière de sécurité informatique.

    En effet, une culture de sécurité efficace implique l'engagement de tous les niveaux de l'organisation à adopter des pratiques de cybersécurité robustes et à être constamment vigilants face aux menaces.

    culture de sécurité adéquate

    Pourquoi le facteur humain reste le maillon essentiel de votre cyberdéfense ?

    L'importance d'une culture de sécurité est amplifiée par plusieurs facteurs clés :

    D’abord parce que les cyberattaques deviennent de plus en plus sophistiquées, utilisant des technologies élaborées comme l'IA pour contourner les défenses traditionnelles. Une culture de sécurité solide contribue à ce que votre entreprise soit prompte à réagir rapidement à ces menaces évolutives.

    De plus, les réglementations de la cybersécurité se renforcent chaque année. Notamment, avec la réglementation en matière de protection des données et de cybersécurité, votre entreprise doit se conformer à des normes strictes.

    Le baromètre CESIN 2026 illustre cette montée en puissance de la gouvernance : 92 % des organisations positionnent désormais le risque cyber dans leur top 5 des risques, et 64 % le placent dans leur top 3. Plus que jamais, la cybersécurité s'intègre pleinement aux dispositifs de gouvernance et fait l'objet d'un suivi régulier en comité de direction.


    Comment mettre en place une culture de sécurité au sein de votre entreprise ?

    Engagez pleinement la direction : instaurer une culture de sécurité au sein de votre entreprise, demande d'en faire un véritable objectif de gouvernance, porté et soutenu activement par le board.

    Vos programmes de formation réguliers doivent concerner tous les niveaux de l'organisation, du niveau stratégique de la direction aux équipes très opérationnelles.

    Adoptez une logique d’auto-évaluation et d'amélioration perpétuelle. A cette fin, effectuez des audits de sécurité réguliers et utilisez les retours d'expérience pour améliorer les pratiques de sécurité en continu.

    14 - La Zero Trust Architecture ou la méfiance de principe

    La Zero Trust Architecture est un modèle de sécurité qui repose sur le principe de ne jamais faire confiance à aucune source, qu'elle soit à l'intérieur ou à l'extérieur du réseau, sans vérifier son identité et son autorisation. Chaque utilisateur, appareil, et service doit être authentifié et autorisé avant de pouvoir accéder aux ressources, et ce, à chaque demande d'accès.

    Pourquoi le modèle de sécurité Zero Trust est incontournable aujourd'hui ?

    Depuis 2024, la Zero Trust Architecture s’est imposée en matière de cybersécurité en raison de l'augmentation des menaces internes, de la complexité croissante des réseaux, ainsi que de la montée en puissance du travail à distance.

    Avec la prolifération des objets connectés, des services cloud, et des menaces sophistiquées, les approches de sécurité traditionnelles, qui se concentrent sur la protection du périmètre réseau, ne suffisent plus. Zero Trust offre une réponse efficace à ces défis en minimisant les risques de compromission, même si une partie du réseau est attaquée.

    Le Zero Trust minimise les risques de compromission, même si une partie du réseau est attaquée. Cette approche converge de plus en plus avec les architectures réseau de type SASE, une consolidation citée parmi les priorités d'investissement des RSSI européens.


    Comment mettre en place des modèles de sécurité Zero Trust dans votre entreprise ?

    Pour adopter la Zero Trust Architecture, plusieurs actions doivent être entreprises :

    • Cartographiez vos flux de données et identifiez les actifs critiques.
    • Implémentez des contrôles d'accès stricts, comme l'authentification multifacteurs, et segmentez vos réseaux pour limiter les mouvements latéraux des attaquants.
    • Intégrez des outils de surveillance continue pour détecter et répondre rapidement aux comportements anormaux.
    • Sensibilisez et formez régulièrement vos employés aux principes du Zero Trust : c'est l'un des points les plus importants pour assurer une mise en œuvre réussie.

    Ce que vous devez retenir sur les tendances émergentes à surveiller

    Les tendances qui structurent la cybersécurité en entreprise en 2027 dessinent un nouveau cadre de responsabilité, porté par l'intelligence artificielle agentique, la montée en puissance de la réglementation européenne (NIS2, Cyber Resilience Act) et l'approche de l'informatique quantique. Cette accumulation de sujets semble difficile à absorber pour les PME et les ETI qui ont des équipes et des budgets limités.

    C'est là que l'accompagnement d'un opérateur-intégrateur prend tout son sens. En combinant connectivité sécurisée et solutions cloud protégées, appuyées par une expertise humaine de bout en bout, SFR Business aide les entreprises à transformer ces tendances en actions concrètes, sans nécessairement avoir à recruter une équipe de sécurité dédiée.

    Aucune de ces tendances n'exige de tout changer du jour au lendemain. Commencer par identifier ce qui, dans votre entreprise, mérite le plus d'être protégé suffit souvent à poser les bases d'une cybersécurité durable, qui évolue ensuite au même rythme que les menaces.

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    Quelle est la principale tendance cybersécurité à surveiller depuis 2026 ?

    L'essor de l'intelligence artificielle agentique constitue la rupture la plus significative depuis 2026. À la différence des générations précédentes d'outils IA, ces systèmes mènent seuls une attaque de bout en bout, de la reconnaissance initiale jusqu'à l'exfiltration des données, sans supervision humaine continue. Les équipes de sécurité disposent donc de beaucoup moins de temps pour réagir.

    NIS2 concerne-t-elle les PME et les ETI françaises ?

    Oui, potentiellement. La directive NIS2 élargit son champ d'application à de nombreux secteurs, au-delà des seules grandes entreprises. La loi de transposition doit encore être examinée à l'Assemblée nationale, un vote attendu à l’automne 2026, après plusieurs reports. Les entreprises concernées ont intérêt à anticiper plutôt qu'à attendre les premiers contrôles prévus en 2027.

    Faut-il déjà se préoccuper de la cryptographie post-quantique ?

    L'ANSSI recommande de commencer sans attendre par un inventaire des usages de chiffrement, en priorité pour les systèmes critiques ou à longue durée de vie. À partir de 2027, les produits de sécurité qu'elle qualifie doivent intégrer des mécanismes post-quantiques, et l'achat de solutions qui n'en disposent pas ne sera plus recommandé après 2030.

    Le ransomware reste-t-il une menace prioritaire pour les petites et moyennes structures ?

    Oui, et la tendance s'accentue. Dans son panorama de la cybersécurité 2026, l’ANSSI évaluait à 48% la part de PME, TPE et ETI victimes de rançongiciels, une part en nette hausse après plusieurs années de baisse. Le constat est corroboré à l'international par Verizon, dont le rapport 2025/2026 sur les violations de données montre que 88 % des incidents touchant des PME impliquent un rançongiciel, contre 44 % toutes tailles d'entreprises confondues, et seulement 39% pour les grandes entreprises considérées isolément. Le manque de ressources dédiées à la sécurité explique en partie cette exposition accrue.

    Qu'est-ce que l'approche Zero Trust concrètement pour une entreprise ?

    Il s'agit de ne jamais accorder de confiance implicite à un utilisateur, un appareil ou une application, même situé à l'intérieur du réseau de l'entreprise, et de vérifier systématiquement chaque demande d'accès. Aujourd'hui, cette approche se généralise et converge de plus en plus avec les architectures réseau de type SASE.

    Comment une PME peut-elle se préparer à ces tendances sans disposer d’un budget ad-hoc ?

    Il n'est pas nécessaire de tout mettre en œuvre à la fois. Une cartographie simple des actifs et des risques constitue un premier pas efficace, tout comme l'activation de l'authentification multifacteur. La sensibilisation régulière des équipes au phishing et le recours à des solutions managées auprès d'un opérateur-intégrateur complètent ce socle, à la mesure des moyens d'une structure de moins de 250 salariés.

    Consultez les chapitres du guide de la cybersécurité en entreprise

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    Introduction au guide de la cybersécurité en entreprise

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    Cybersécurité en entreprise : gouvernance et gestion des risques
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    Créer une culture de sécurité, assurant ainsi la protection des actifs numériques et la résilience face aux cyberattaques.

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    Le guide exhaustif des meilleures pratiques en matière de prévention des cyberattaques

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