PME, protégez vos données clients en 3 étapes essentielles
3 actions indispensables pour sécuriser les données clients en entreprise
466 000 euros, c’est ce que coûte en moyenne une cyberattaque à une PME, selon un rapport de la Cour des Comptes établi en 2024, ce qui représente le plus souvent entre 5 et 10% du chiffre d’affaires. Et le document de rappeler que ce coût est sous-évalué. En effet, beaucoup d’incidents (hack silencieux, infiltration sans activation d’alerte, leaks non repérés…) ne sont ni détectés, ni signalés. Lors des Assises de la Cybersécurité 2025, vous étiez 44% à vous estimer particulièrement exposées, un chiffre croissant par rapport à l’année précédente, et le rapport annuel de Cybermalveillance.gouv relaie votre inquiétude et votre désarroi traduisant un manque de temps, de moyens, et de connaissance du sujet pour évaluer les conséquences d’une cyberattaque, et donc d’expertise technique.
Et parmi ce qui intéresse tout particulièrement les pirates figurent les données clients, qui peuvent aller des informations administratives à l'historique de commande en passant par les moyens de paiement utilisés
Pour une entreprise, se faire pirater ses données clients peut engendrer des conséquences graves : perte de confiance, perte de clients, amendes des autorités, impact réputationnel, temps et coûts nécessaires pour reconstruire un système d'information digne de ce nom, etc. En matière de cybersécurité, il faut donc mieux prévenir que guérir. Démonstration en 3 étapes pour protéger ses données.
mis à jour le 19/01/2026
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Les terminaux fixes et mobiles (ordinateurs, tablettes et téléphones) sont les outils par lesquels vos employés accèdent et gèrent des informations sensibles. Et les comptes utilisateurs constituent de véritables portes d'entrée pour les cyber attaquants.
Il est donc impératif de mettre en place les bonnes pratiques adaptées à votre organisation pour vous protéger contre les menaces potentielles en ligne et les accès non autorisés.
Deux voies complémentaires permettent d’assurer cette protection : d'une part, en guidant le comportement des salariés à travers des politiques et des formations adaptées, et d'autre part, en déployant des solutions technologiques robustes capables de sécuriser efficacement ces appareils.
Ne manquez pas notre guide entièrement dédié à la cybersécurité des TPE-PME
Étape 1 : Protéger concrètement les postes de travail
En tant que dirigeant de PME, votre objectif est de fixer des règles claires, de les faire respecter et de vous assurer que les outils essentiels sont en place pour protéger (entre autres) les données de vos clients.
Les points essentiels d’une politique de sécurité adaptée
Votre politique de sécurité doit être comprise et appliquée par tous vos collaborateurs. Elle doit répondre à une question simple : “Dans l’entreprise, qu’est-ce qu’on a le droit de faire – ou pas – avec les outils informatiques et les données clients ?”
5 sujets doivent être absolument couverts :
La protection des appareils de l’entreprise
- Obligatoire:
• des mots de passe ou codes robustes, sur tous les appareils utilisés pour accéder aux données clients
• un verrouillage automatique de l’écran après quelques minutes d’inactivité.
• l’interdiction de partager son mot de passe avec un collègue ou un prestataire.
- Fournis par votre prestataire IT ::
• le chiffrement des disques des ordinateurs portables (pour limiter l’impact en cas de vol).
• la mise à jour automatique des systèmes (Windows, iOS).
Le message clé à votre personnel est clair : tout appareil qui permet d’accéder à des données clients doit être protégé comme un portefeuille rempli de billets.
Les règles d’usage des appareils de l’entreprise vs appareils personnels
- Les appareils de l’entreprise ne doivent être utilisés que dans le cadre du travail (pas d’installation sauvage de logiciels, ni de téléchargement douteux). Pour les dirigeants et commerciaux mobiles, il faut cadrer ce qu’ils peuvent stocker dessus (données clients, documents sensibles).
- Les appareils personnels (BYOD) doivent faire l'objet d’une décision claire : soit ils ne sont pas autorisés à accéder aux données clients, soit ils le sont sous conditions (accès uniquement via VPN ou application sécurisée, pas de copie locale de fichiers sensibles, écran verrouillé, etc.). Dans tous les cas : ne pas stocker la base clients en clair sur un appareil personnel.
La gestion des mots de passe
- Imposer quelques règles très simples :
• un mot de passe différent pour la messagerie, le VPN et les outils métier.
• utiliser des mots de passe longs (phrase de passe) ou un gestionnaire de mots de passe.
• ne jamais envoyer de mot de passe par mail ou messagerie instantanée.
Les données clients sensibles ne doivent pas être accessibles à tout le monde. Appliquez ce principe simple : chaque collaborateur ne dispose que des accès dont il a besoin pour travailler.
Les connexions Wi‑Fi et à distance
Interdisez l'accès aux outils contenant des données clients depuis un Wi-Fi public non sécurisé et privilégiez systématiquement l'utilisation d'un VPN ou d'applications d'entreprise sécurisées : pas de CRM, facturation ou fichiers clients ouverts sur un réseau douteux sans protection.
Comment sensibiliser les équipes de votre PME ?
- Organisez 1 à 2 sessions annuelles de 30 à 45 minutes sur les risques concrets (phishing, règles internes, incidents réels anonymisés).
- Intégrez un rappel des règles clés à l'arrivée de chaque nouveau collaborateur.
- Affichez un mémo visuel récapitulant les 5 réflexes essentiels pour que la cybersécurité devienne un réflexe métier plutôt qu'une contrainte technique.
Les solutions pour bien protéger vos terminaux
Vous n'avez pas besoin de devenir expert en MDM, EDR ou XDR, mais il est utile de comprendre à quoi ça sert, pour en parler avec votre prestataire ou votre opérateur.
Le MDM (Mobile Device Management)
Le MDM vous permet de gérer à distance les smartphones et tablettes de l'entreprise, d'imposer un code de verrouillage, d'effacer les données d'un appareil perdu ou volé, et d'installer automatiquement les bonnes applications.
L’EDR (Endpoint Detection and Response)
L'EDR est l'antivirus nouvelle génération qui surveille les comportements suspects sur les postes et serveurs, et bloque rapidement une attaque avant qu'elle ne se propage.
Le XDR (Extended Detection and Response)
Pour des PME plus matures ou plus exposées, le XDR regroupe les informations venant de plusieurs sources (postes, réseau, messagerie, Cloud…) et offre une vision globale des menaces.
Pour plus de détails sur les offres de SFR Business, n’hésitez pas à poser toutes vos questions à l’un de nos experts.
Votre rôle de dirigeant dans cette politique de sécurisation
- Fixez des règles d’usage des outils et des données (mots de passe, Wi‑Fi, appareils perso, sauvegardes, remontée des incidents).
- Désignez un référent interne (même non expert) pour suivre ces sujets avec votre prestataire.
- Faites valider par votre prestataire un socle de protection des terminaux : mises à jour automatiques, antivirus/EDR, protection des mobiles (MDM ou équivalent), sauvegardes.
- Montrez l’exemple !
C’est cette combinaison de règles simples, de bons réflexes et d’outils bien choisis – pas forcément sophistiqués – qui fera réellement la différence pour sécuriser vos données clients.
Quelle stratégie pour votre DSI ?
Rationaliser la cybersécurité
Comment couvrir, optimiser, simplifier et rationaliser l’ensemble de la chaîne cyber ?
Étape 2 : Quelles sont les priorités de votre PME pour sécuriser votre infrastructure réseau ?
Le réseau est la colonne vertébrale de votre système d'information. Selon le baromètre Cybermalveillance.gouv.fr , 16 % des TPE-PME déclarent avoir subi un incident en 2024, et dans le même temps, 75 % des TPE-PME investissent moins de 2 000 € par an dans la cybersécurité (source ). Ces chiffres mettent en lumière l’importance de concentrer les efforts sur les fondamentaux, et nous vous aidons à structurer vos actions comme suit.
Réalisez un audit simple
Pas besoin d’analyse complexe : l’objectif pour vous est d’identifier les failles les plus probables (Wi-Fi peu sécurisé, accès externes trop ouverts, cloud mal configuré…).
Ce diagnostic de base va vous permettre de révéler des risques majeurs, faciles à corriger, et de prioriser plus clairement vos besoins.
Déployez les protections réseau indispensables
Chaque PME doit au minimum s’équiper :
- d’un pare-feu pour filtrer les connexions entrantes et sortantes.
- d’un Wi-Fi sécurisé (WPA2/WPA3), avec un réseau invité séparé.
- d’un accès distant sécurisé via VPN pour les collaborateurs mobiles et en télétravail
Ces mesures représentent un socle solide, peu coûteux et simple à administrer.
Contrôlez les accès et segmentez ce qui doit l’être
Sans complexité inutile, limitez l'accès aux données clients aux seules personnes qui en ont réellement besoin et séparez si possible le réseau bureautique des services sensibles tels que le serveur, les sauvegardes et la base clients.
Cartographiez régulièrement les comptes actifs et supprimez ceux qui sont inutilisés : même une segmentation minimale réduit fortement les risques de propagation interne d'une attaque.
Préparez une procédure d’incident simple et actionnable
En 2025, 8 entreprises sur 10 reconnaissent ne pas être prêtes à gérer une cyberattaque , d'où l'importance pour une PME de préparer une procédure d'incident simple et actionnable et surtout pour savoir quoi faire dans les 30 premières minutes. Cette procédure doit lister :
- les réflexes d'urgence (déconnexion réseau, isolement de la machine),
- l'identification de la personne interne responsable,
- le numéro du prestataire,
- les ressources d'assistance nationales telles que Cybermalveillance.gouv.fr ou le 17Cyber.
Que faire en cas de budget limité ?
Si l’on se base sur le budget réel des PME (≤ 2 000 €/an pour 75 % d’entre elles), on peut définir les 5 priorités suivantes :
Étape 3 : Comment protéger l'accès au Cloud et vos données stockées ?
En 2025, 27 % des organisations déclaraient avoir rencontré des problèmes de sécurité dans le Cloud public, souvent dus à des erreurs de configuration (source). Le Cloud apporte certes de la flexibilité, mais son utilisation modifie la surface d'exposition et introduit de nouveaux risques ; notamment des risques liés à une mauvaise configuration qui reste la première cause d'exposition des données.
Comprenez la responsabilité partagée avec votre fournisseur Cloud
Votre fournisseur sécurise l’infrastructure. Mais il vous revient de sécuriser :
- les accès,
- les autorisations,
- les données,
- la configuration des services.
Car c’est souvent là que l’on retrouve l’origine des failles dans les PME.
Renforcez les accès MFA, SSO, et de gestion des identités (IAM)
Voici les 3 mesures essentielles à mettre en place, qui constituent un ensemble solide pour réduire le risque :
- une MFA obligatoire pour tous les accès cloud (CRM, ERP, stockage…).
- des rôles avec des permissions limitées : pas d’administrateur par défaut, pas de partage illimité.
- le chiffrement de vos données au repos et en transit (fourni nativement par la majorité des solutions Cloud).
Pour bien choisir votre solution Cloud, plus de détails sur les critères essentiels aux PME dans notre article.
La mise en place de sauvegardes automatisées testées régulièrement
Une sauvegarde non testée est une sauvegarde incertaine. Pour éviter la perte ou la corruption de données, automatisez vos sauvegardes Cloud ou hybrides, et vérifiez régulièrement qu'elles se restaurent correctement en effectuant des tests de récupération.
Surveillez les accès et auditez les configurations
Activez les journaux d'accès et configurez des alertes essentielles pour détecter les connexions suspectes, les exports massifs de données ou la création anormale de comptes, puis réalisez une revue des accès et configurations au moins une fois par an.
Votre stratégie Cloud selon la taille de votre PME
- Pour une PME < 50 salariés
La base de votre plan de sécurisation des données clients consiste à mettre en en place une MFA, des sauvegardes, une gestion des rôles, et un VPN. - Pour une PME 50–250 salariés ou en secteur sensible
Pour protéger vos données clients, adoptez une gestion managée, faites une revue de configuration annuelle, et mettez en place une segmentation renforcée. Votre priorité reste d'éviter les erreurs de configuration qui exposent nombre d’entreprises. Privilégiez quelques mesures adaptées et bien appliquées plutôt qu'une multitude d'outils mal maîtrisés.
Votre priorité reste d'éviter les erreurs de configuration qui exposent nombre d’entreprises. Privilégiez quelques mesures adaptées et bien appliquées plutôt qu'une multitude d'outils mal maîtrisés.
Protéger les données clients repose sur l’application régulière de mesures essentielles, adaptées à votre organisation et soutenues par des outils fiables. En structurant votre démarche et en vous appuyant sur des partenaires de confiance, vous renforcez durablement la sécurité de votre entreprise et la relation avec vos clients. Pour aller plus loin, il peut être utile d’évaluer également la résilience globale de votre organisation, notamment à travers un plan de continuité d’activité accessible aux PME.
Cybersécurité en entreprise et Cloud computing
FAQ
Quelle est la première action à entreprendre pour améliorer la sécurité des données clients ?
Le Cloud augmente-t-il les risques pour mes données clients ?
Mon budget cybersécurité est limité : par quoi dois-je commencer ?
Les collaborateurs représentent-ils un risque important pour les données clients ?
Lisez aussi notre article sur l’erreur humaine, la principale cause des cyberattaques
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