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LAN : Les enjeux du réseau local d'entreprise

Système nerveux de l'entreprise, le bon fonctionnement du réseau local (LAN) constitue un gage d'efficacité. Il se situe au carrefour de plusieurs enjeux :

  • Nouveaux trafics et nouveaux usages. Ils solliciteront de plus en plus le réseau local. Celui-ci devient le carrefour des communications.
  • Besoins des utilisateurs. Ils se développent avec l'arrivée de la vidéo, de la téléphonie sur IP, des communications unifiées et de la mobilité et posent de nouveaux défis aux DSI.
  • Complexité de l'exploitation et de la maintenance du LAN. Pour mieux y faire face, l'entreprise peut externaliser ces tâches pour se concentrer sur son cœur de métier.

Un besoin de trafic accru et stratégique pour l’entreprise

Dans l'entreprise, le trafic explose : stockage, messagerie, applications métiers, trafic Web... Sans compter celui généré par de nouveaux terminaux comme les téléphones IP (ToIP ou téléphonie sur IP), les réseaux Wi-Fi, qui ouvrent la porte de la mobilité, les communications unifiées. Même l’image, désormais transportée de plus en plus sur IP, emprunte le LAN : caméras de surveillance, vidéo et visioconférence. Ces flux constituent des contenus riches, gourmands en bande passante. Résultat, le réseau local se trouve face à des contraintes nombreuses et variées. En bande passante, toujours plus importante, mais également en types de flux différents. Exemple, le trafic temps réel exigé par la ToIP, ainsi que par la visioconférence. S'il importe peu que la réponse d'un serveur arrive avec deux secondes de retard, ce délai (latence) est insupportable en téléphonie et en visiophonie. De plus, cette latence ne doit pas varier (gigue). Enfin, s’il y a trop de pertes de paquets, la communication devient incompréhensible. Perte de paquets, latence et gigue constituent les principaux critères de qualité de service.

 

Ce n’est pas tout. Avec la vidéo et la visioconférence s'ajoute une autre contrainte : la répartition de la bande passante entre ces flux. À la différence de la téléphonie, peu gourmande en débit, les images le sont : de quelques centaines de kbit/s pour des flux de qualité moyenne à plusieurs Mbit/s pour de la HD. D’où la nécessité de partager équitablement cette bande passante entre tous les trafics.

 

Un réseau local adapté pour répondre aux besoins des utilisateurs

Mais il ne suffit pas que le réseau local allie bande passante et qualité de service. Il devra également répondre aux besoins changeants des utilisateurs. Par exemple, lorsqu'un nouveau serveur est mis en service, il faut compter avec le trafic nouveau qu'il engendrera. Autre contrainte, toutes les applications n'ont pas la même importance, d'où la nécessité de les identifier et de leur attribuer des poids respectifs pour les hiérarchiser, afin que la plus critique ait la priorité. Cette hiérarchisation dépend de plusieurs facteurs. En règle générale, les applications métiers (cœur de son activité), financières... auront la priorité sur celles moins critiques telles que la messagerie ou la navigation sur le Web. Dans les faits, chaque entreprise constitue un cas particulier conditionné par sa structure, son métier, sa répartition géographique...

 

Parmi les nouveaux besoins, figure la mobilité. Grâce au Wi-Fi, celle-ci se développe rapidement. Il ne remplacera sans doute jamais le filaire, mais gagne du terrain dans l’entreprise. Désormais aussi sécurisé que l’Ethernet filaire, le Wi-Fi ouvre tout un panel de nouveaux usages, désormais possibles en mobilité. Comme la voix ou la vidéo ou les communication unifiées. Ainsi, un employé qui a installé un softphone (téléphone logiciel) sur son PC portable peut à la fois échanger des données, appeler au téléphone et être appelé, tchater... où qu’il soit dans l’entreprise.

 

Maîtriser les accès et sécuriser le réseau local d’entreprise

Pièce essentielle du système d'information (SI) de l'entreprise, l’accès au LAN doit être maîtrisé. Que celui-ci soit filaire ou sans fil (Wi-Fi). Les employés et les personnes autorisées (partenaires…) doivent pouvoir s'y connecter à l’exclusion des autres. Et même dans la première catégorie, il est prudent d'établir des profils, chacun avec ses droits. Par exemple, celui affecté aux membres de la DG permettra d’accéder à tout le SI, tandis que chaque employé n'aura accès qu'à son service. Quant aux personnes extérieures autorisées, elles ne disposeront souvent que d'un accès à Internet.

 

Garder l'exploitation du réseau local en interne ou l'externaliser ?

Au final, autant de problématiques qu'il faut prendre en compte. Y faire face nécessite des moyens humains et des compétences. Reste à savoir si l'exploitation du LAN doit être confiée à des équipes internes ou sous-traitée (externalisation) à des entreprises spécialisées. Si la première permet une forte réactivité aux besoins exprimés par les directions fonctionnelles, en revanche, elle mobilise une partie des ressources humaines de l’entreprise. De plus, le DSI doit veiller à ce que ses techniciens restent à la pointe de la technologie. D’où, souvent, des investissements en formation. L'externalisation soustrait l'entreprise de ces contraintes. Celle-ci peut rester focalisée sur son cœur de métier. Important dans les PME, où les effectifs sont réduits. Concernant les opérations de maintenance programmées du LAN, si les échéanciers sont respectés, les deux solutions se valent. Enfin, d'un point de vue budgétaire, l'externalisation du LAN permet de prévoir un budget annuel fixe, alors que l'internalisation peut être sujette à des fluctuations ou à des investissements supplémentaires éventuels.

En savoir plus sur l'externalisation du réseau local

L'externalisation est aussi un moyen de couvrir les plages horaires non ouvrées, afin de garantir une disponibilité accrue des infrastructures LAN. En effet, si un incident survient dans la nuit, une intervention est aussitôt programmée dans la nuit pour que la réparation soit effectuée à l'ouverture des bureaux. De même, si des locaux sont situés dans d'autres fuseaux horaires ou si s'ils fonctionnent également la nuit, les équipes internes ne sont pas nécessairement sur place. D’où le dilemme : garder en interne l'exploitation du LAN ou l'externaliser ? Pas de réponse unique et miraculeuse. Chaque entreprise constitue un cas particulier, en fonction de ses effectifs, de son activité, de son organisation, et, également, de sa culture, critère souvent négligé. Par exemple, une grosse entreprise dispose souvent des moyens de gérer elle-même son LAN. Encore que certains grands groupes s'en remettent à des prestataires extérieurs pour gérer les réseaux locaux de leurs petits établissements distants, ce qui évite de disperser les ressources humaines. En revanche, une PME a souvent intérêt à sous-traiter cette tâche.

Réseau informatique, LAN, WiFi