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    La cybersécurité des entreprises : se protéger des malwares

    Guide Cybersécurité - logiciels malveillants

    Quels logiciels malveillants sont au cœur des cyberattaques et comment lutter ?

    Suivant Introduction Logiciels malveillants Gouvernance et gestion des risques Prévention et bonnes pratiques Solutions de sécurité Sensibilisation et formations Cybersécurité et DSI Secteurs et industries spécifiques Impacts économiques et stratégiques Cybersécurité et IA Cybersécurité et cloud Cybersécurité et IoT Réglementation Tendances émergentes Précédent

    Comment protéger votre entreprise des cybermenaces provenant de malwares, ces logiciels malveillants déployés pour nuire. Prenez conscience des dangers, failles et risques compromettant la sécurité de votre entreprise, et adoptez concrètement les bonnes pratiques qui renforcent celle-ci, que vous soyez un grand groupe ou une TPE.

    Point par point, des types d’agression numériques aux solutions ad-hoc, apprenez à vous prémunir d’une cyberattaque de manière optimale.

    Et gardez à l’esprit que personne n’est à l’abri ! Pour preuve, en mai 2024, 43 millions de personnes figurant sur les fichiers de France Travail ont vu leurs données hackées lors d’une cyberattaque d’une ampleur marquante dans l’histoire de la cybersécurité française. La cause ? Un piratage des mots de passe de collaborateurs…

    Sommaire

    1. Les 15 catégories de cyberattaques d’entreprises les plus courantes

    On répertorie quinze types de cyberattaques majeures auxquels les entreprises sont le plus exposées aujourd'hui. Chaque acte de piratage présente des défis uniques en matière de détection, de prévention et de réponse, soulignant l'importance d'une approche globale de la cybersécurité.


    1.a Les rançongiciels ou ransomware

    Les rançongiciels sont des logiciels malveillants qui cryptent les fichiers d'une victime, rendant les données inaccessibles. Les attaquants exigent une rançon pour fournir la clé de déchiffrement. D'ailleurs des rançongiciels célèbres comme WannaCry, NotPetya, et GandCrab ont marqué l’Histoire de la cybersécurité.

    Comment marchent les ransomware ?

    Les rançongiciels fonctionnent par le biais “d’infection”, souvent via des pièces jointes malveillantes ou des liens piégés dans des emails de phishing. Les fichiers de l'utilisateur sont cryptés, et un message de rançon apparaît sur l'écran. La victime est invitée à payer une somme d'argent pour récupérer ses données (sans garantie de restitution après paiement, ndlr).

    Fin 2024, Sophos rapportait que trois entreprises françaises (interrogées) sur quatre disaient avoir subi une attaque par ransomware ; un chiffre en augmentation par rapport à 2023.


    [Cas concret] En 2024, l'hôpital Simone Veil de Cannes a été victime d'une attaque qui a chiffré ses données médicales et administratives, paralysant ses systèmes et perturbant ses services. Les hackers ont exigé une rançon pour la clé de déchiffrement, mais l'hôpital a refusé de payer, entraînant des conséquences significatives sur la prise en charge des patients.

    1.b Les virus informatiques

    Ces programmes malveillants sont conçus pour perturber le fonctionnement normal d'un système informatique. Ils peuvent voler des données, endommager des fichiers, et propager l'infection à d'autres systèmes.

    Comment marchent les virus informatiques ?

    Essentiellement par propagation, via des pièces jointes infectées, des logiciels piratés, ou des supports amovibles contaminés. L’objectif de la cyberattaque est alors de prendre le contrôle d'un système, voler des informations personnelles/confidentielles, ou chiffrer des fichiers pour exiger une rançon.

    Les virus informatiques

    1.c Les chevaux de Troie (ou Trojans)


    Les chevaux de Troie se présentent comme des logiciels légitimes mais contenant du code malveillant qui, une fois exécuté, permet aux attaquants de prendre le contrôle du système infecté.

    Comment marchent les chevaux de troie ?

    Par déguisement : on dirait souvent des applications utiles ou des fichiers inoffensifs, mais ils cachent des activités purement malveillantes. Le cyber attaquant installe des portes dérobées (backdoors), vole des données, ou utilise la machine pour lancer d'autres attaques.


    [Cas concret] Jusqu’en 2023 (date d’arrestation du cybercriminel à son origine), le cheval de Troie Netwire a activement ciblé des PME françaises : il utilisait principalement des pièces jointes malveillantes dans des emails de phishing pour s’infiltrer, voler des informations sensibles et permettre des ransomwares ; une méthode très courante dans l’industrie et les services.

    1.d Les spywares ou logiciels espions

    Les spywares surveillent secrètement les activités de l'utilisateur et collectent des informations sans son consentement. Ils sont souvent utilisés pour voler des informations personnelles, comme des mots de passe et des numéros de cartes de crédit.

    Comment marchent les logiciels espions ?

    Ces logiciels espions fonctionnent par collecte de données notamment par enregistrement des frappes au clavier, par capture d'écrans, et par surveillance des activités en ligne. Cette forme de cyberattaque procède par infection, via des téléchargements “drive-by”, des applications frauduleuses, ou des pièces jointes malveillantes.

    Les logiciels espions (ou spyware)

    1.e Le phishing ou hameçonnage

    Le phishing est une technique utilisée pour tromper les victimes en leur faisant divulguer des informations sensibles, comme des identifiants de connexion et des informations financières.

    Comment marche le hameçonnage ?

    Le phishing utilise principalement des emails frauduleux imitant des institutions légitimes, des faux sites web, et des messages urgents incitant à cliquer sur des liens ou à ouvrir des pièces jointes. L’objectif du cyber attaquant est de voler des identifiants de connexion, des informations financières, ou d’installer des logiciels malveillants.


    [Cas concret] La SNCF a été victime début 2024, d’une campagne de phishing sophistiquée ciblant ses usagers et proposant frauduleusement des réductions sur la carte Avantages via des e-mails et SMS contrefaits. Les attaquants incitaient les victimes à fournir des informations bancaires sensibles en les dirigeant vers un site frauduleux.

    1.f L’attaque par déni de service (DoS) et déni de service distribué (DDoS)

    Ces attaques visent à rendre un service ou un site web indisponible en le submergeant de trafic ou en exploitant des vulnérabilités.

    Comment marchent les attaques par DoS ou DDoS?

    Dans le cas du DoS, une seule machine ou connexion est utilisée pour inonder une cible. En présence d’un DDoS, plusieurs machines, souvent des réseaux de botnets, sont utilisées pour lancer une attaque à grande échelle.


    [Cas concret] En 2020, Amazon a subi une attaque DDoS majeure ciblant ses services AWS, perturbant de nombreux sites web et applications clients pendant plusieurs heures, et causant des ralentissements et des interruptions de service à l'échelle mondiale.

    À l’aune des risques accrus avec l’organisation des jeux olympiques de l’été 2024, nos experts ont organisé un webinar fort utile sur les attaques DDos.

    1.g Les intrusions réseau

    Ces intrusions se traduisent par l'accès non autorisé à des réseaux informatiques pour voler des données ou perturber des services.

    Comment marchent les intrusions réseaux ?

    Les techniques utilisées pour une cyberattaque par intrusion réseau consistent en général l’exploitation en l'exploitation de vulnérabilités logicielles, de mots de passe faibles, ou d'ingénierie sociale. L’objectif du cyber attaquant étant de voler des données sensibles, d’installer des logiciels malveillants ou de les saboter.

    Les intrusions réseau

    1.h Les attaques Man-in-the-Middle (MitM)


    Les attaques MitM interceptent et modifient les communications entre deux parties sans qu'elles s'en aperçoivent.

    Comment marchent les attaques MitM?

    Par interception : l'attaquant se positionne entre deux parties pour écouter ou altérer les communications. L’objectif de cette cyberattaque par MitM est le vol d'informations, manipulation de données, ou redirection de transactions.


    [Cas concret] En 2023, Booking.com a été victime d'une attaque MitM sophistiquée. Des communications entre la plateforme et des hôtels partenaires ont été interceptées, puis des coordonnées bancaires pour les paiements modifiées, détournant des fonds vers les comptes des attaquants. Cette cyber attaque a affecté plusieurs établissements hôteliers et leurs clients, causant des pertes financières significatives.

    1.i Les attaques par mot de passe

    Ces offensives visent à obtenir les mots de passe des utilisateurs par divers moyens, tels que l'ingénierie sociale, le phishing, ou les attaques par force brute.

    Comment marchent les attaques par mot de passe ?

    Les cyber attaquants utilisent des essais de combinaisons de mots de passe ou de dictionnaires de mots de passe courants, ou même de devinettes basées sur les informations personnelles. Leur objectif est d’accéder à des comptes en ligne ou des systèmes informatiques non autorisés.

    Les attaques par mot de passe

    1.j L’exfiltration de données

    Il s'agit dans cette forme de cyber attaque du vol pur et simple de données sensibles ou confidentielles d'une organisation.

    Comment marche l’exfiltration de données ?

    Les cyber attaquants utilisent des “malwares”, exploitent des failles de sécurité, ou des employés malveillants. Leur objectif est de voler les informations commerciales, les secrets industriels, et les données clients de l’entreprise.


    [Cas concret] En février 2024, les opérateurs de tiers payant Viamedis et Almerys ont été victimes d'une cyberattaque massive. En usurpant les identifiants de professionnels de santé, les pirates ont pu s'introduire dans leurs systèmes et exfiltrer les données (l'état civil, la date de naissance et le numéro de sécurité sociale) de plus de 33 millions de Français. C’est l'une des plus importantes violations de données en France.

    1.k L’exploitation de vulnérabilités Zero-day

    Les attaques Zero-day exploitent des vulnérabilités logicielles inconnues du fabricant et sans correctif disponible au moment de l'attaque.

    Comment marchent les cyberattaques par exploitation de vulnérabilités ?

    Les hackers malveillants utilisent des failles de sécurité non corrigées pour accéder à des systèmes ou installer des malwares. Leur objectif est de violer des accès non autorisés, de voler des données ou même de perturber des services. Avec l'explosion de l'Internet des Objets (IoT), la surface d'attaque des entreprises s'élargit, rendant la sécurisation des objets connectés et des systèmes industriels plus critique que jamais.


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    cyber

    1.l Les attaques par ingénierie sociale

    Une telle offensive est une forme de piratage psychologique : les individus victimes sont manipulés pour divulguer des informations confidentielles ou accomplir des actions compromettantes.
    Les techniques les plus utilisées par les cyber attaquants pour effectuer ce genre d’attaques sont le phishing, le pretexting (via un scenario fictif crédible), le baiting (appâtage pour faire faire miroiter un gain ou un objet attractif), et le quid pro quo (échange de services donnant-donnant). Ce type d’attaque vise à voler des informations, accéder à des systèmes spécifiques précieux pour l’entreprise, ou lancer d'autres attaques.


    La fraude aux faux ordres de virement (FOVI) est un type d’escroquerie par usurpation d’identité, pour faire réaliser un virement de fonds vers un compte frauduleux. Face à cette forme de cyber attaque de plus en plus courante, le Tracfin, un service du ministère de l’Économie luttant contre la criminalité financière, vous aide à bloquer comptes bancaires étrangers et rapatriement des fonds. En juillet 2025, Tracfin a traité le signalement d’un FOVI de 1,2 M€ émis par une société privée.

    Les escroqueries en ligne et fraudes diverse

    1.m Les escroqueries en ligne et fraudes diverses

    Ces attaques incluent diverses formes de fraudes, telles que les arnaques par email, les fausses loteries, et les escroqueries d'investissement.
    Les méthodes utilisées par les cyber attaquants pour ces arnaques en ligne passent par des emails frauduleux, des faux sites web (faux sites de dons, de réservations de voyages, etc.), et tout ce qui entre dans la catégorie de propositions d'investissement “trop belles pour être vraies” !

    Ce type de fraude en ligne vise très basiquement le vol d’argent, d’informations financières, et, parfois plus dangereux, le vol d'identité.

    1.n Le vol de matériel sensible

    Le vol de matériel contenant des informations sensibles peut entraîner des fuites de données critiques. Ce type de cyberattaque consiste simplement en un vol d'ordinateurs portables, de supports de stockage contenant des données sensibles (comme des disques durs).

    Le but recherché par les cyber aggreseurs est d’accéder à des informations stratégiques, de faire de l’espionnage industriel, et parfois même du sabotage.

    1.o La compromission de messageries professionnelles (BEC)

    Ces attaques BEC visent à compromettre des comptes de messagerie professionnelle. Elles utilisent des techniques telles que le phishing, le vol de mots de passe ou l'exploitation de vulnérabilités de messagerie.

    Les objectifs de ces attaques incluent la fraude financière, la redirection de paiements et le vol de données sensibles.

    2. Comment prévenir ces cyberattaques en entreprise ?

    Comme toute entreprise, vous pouvez significativement réduire votre exposition aux cyberattaques et protéger vos actifs numériques, grâce à une approche proactive de la cybersécurité et la mise en place de mesures spécifiques à chacun des principaux types de piratage. Cela nécessite de combiner des mesures techniques, des bonnes pratiques, et une sensibilisation continue des utilisateurs.

    Voici cinq recommandations spécifiques pour se protéger des types de cyberattaques mentionnés :

    2.1 Comment se protéger du hameçonnage ou phishing ?


    • Tout d'abord, formez et sensibilisez vos employés à reconnaître les emails de phishing, en vérifiant les expéditeurs, les liens suspects et les pièces jointes inhabituelles.
    • Ensuite, implémentez une authentification forte à minimum deux facteurs (2FA ou MFA) pour les connexions aux systèmes et aux services critiques afin de réduire le risque d'accès non autorisé, même si les identifiants sont volés.
    • Utilisez également des filtres anti-phishing et des logiciels de filtrage des emails pour bloquer les messages suspects avant qu'ils n'atteignent les utilisateurs.
    • Enfin, établissez des politiques de sécurité claires concernant les procédures de vérification des demandes sensibles reçues par email, notamment celles demandant des transferts de fonds ou des informations confidentielles.

    2.2 Comment prévenir les rançongiciels ou ransomwares ?

    • Le meilleur moyen de se prémunir des ransomwares consiste à effectuer des sauvegardes régulières de ses données et de tester leur restauration.

    • Ensuite, stockez les sauvegardes hors ligne ou dans un environnement sécurisé pour éviter qu'elles ne soient compromises en cas d'attaque.

    • Évidemment, faites des mises à jour et effectuez des correctifs très régulièrement. Surtout, maintenez tous les logiciels et systèmes d'exploitation à jour avec les derniers correctifs de sécurité pour combler les vulnérabilités exploitées par les rançongiciels
    • .
    • Utilisez des solutions de sécurité des emails pour filtrer les pièces jointes et les liens malveillants
    • .
    • Et de manière générale, limitez l'exécution des scripts et des macros dans les fichiers Microsoft Office et autres applications (sauf s’ils ont été vérifiés et approuvés avant).

    SFR Mail Protection et Cisco vous assurent une solution complète de sécurité de la messagerie.

    2.3 Comment se protéger des logiciels malveillants ou malwares ?


    • Pour prévenir un malware, la première des choses à faire est d’installer des logiciels antivirus et antimalware sur tous les systèmes, et de scanner régulièrement les appareils pour détecter et supprimer les menaces. N’oubliez pas non plus de maintenir à jour ce(s) logiciel(s).

    • Ensuite, assurez-vous d’en contrôler les accès. Pour ce faire, vous pouvez implémenter “le principe du moindre privilège”, qui consiste à limiter les droits d'accès utilisateurs aux seules ressources nécessaires à leur travail.

    • Vous pouvez également utiliser des pare-feu et des systèmes de détection et de prévention des intrusions (IDS/IPS) pour surveiller et bloquer le trafic réseau suspect.

    • Enfin, pour sécuriser le plus de points d'entrée possible, évitez d'ouvrir des pièces jointes ou de télécharger des fichiers provenant de sources inconnues ou non fiables. Vous pouvez utiliser des solutions de filtrage web pour bloquer l'accès aux sites malveillants. N’oubliez pas de sensibiliser vos équipes à cette bonne pratique.

    se protéger des logiciels malveillants ou malware

    2.4 Comment prévenir les violations de données ou Data Breaches ?


    • La première chose à faire pour empêcher une violation de ses données est de chiffrer les datas sensibles, à la fois au repos et en transit, pour protéger les informations en cas de vol ou d'interception.

    • L’étape suivante consiste à implémenter des contrôles d’accès stricts basés sur les rôles et de vérifier régulièrement les droits d'accès pour garantir qu'ils sont toujours appropriés.

    • Il est également vivement recommandé d’utiliser des solutions de surveillance et de détection des intrusions pour identifier et répondre rapidement aux activités suspectes.

    • La dernière étape indique de développer un plan de réponse aux incidents pour réagir rapidement et efficacement en cas de violation de données, et de le tester régulièrement.

     violations de données ou Data Breaches

    De mai 2018 à mai 2023, la CNIL fait son bilan et rapporte avoir enregistré 17483 cas de violations de données.

    2.5 Quatre recommandations pour vous guider vers une cybersécurité maximale

    Les axes majeurs suivants sont autant d’action d’ordre général clés pour votre gouvernance afin d’assurer une cyber sécurité optimale :


    • Maintenez la vigilance des employés face aux menaces de cybersécurité à travers une formation continue et des campagnes de sensibilisation
    • Adoptez une stratégie rigoureuse de gestion des correctifs pour toutes les applications, les systèmes d'exploitation et les logiciels tiers
    • Sécurisez tous les terminaux, y compris les appareils mobiles et les ordinateurs portables, avec notre solution de gestion des appareils mobiles (MDM) et des politiques de sécurité strictes
    • Enfin, établissez des plans de continuité des activités et de reprise après sinistre pour minimiser l'impact des cyberattaques sur l'entreprise.

    3. Quelles sont les vraies conséquences d'une cyberattaque d’entreprise ?

    Les conséquences d’une cyberattaque non seulement sont nombreuses, mais peuvent en outre se révéler catastrophiques, touchant divers aspects du fonctionnement d’une entreprise : pertes financières, atteinte à la réputation, problèmes juridiques, interruption d'activité, etc.

    Nos experts SFR cybersécurité ont établi pour vous une liste des potentielles répercussions de cyberattaques pour l’entreprise.

    3.1 Les Des conséquences financières parfois très lourdes


    L’impact financier d’une cyberattaque peut prendre différentes formes selon la nature de la cyberattaque.

    Ainsi, en cas d'attaque par ransomware , le paiement d’une rançon est quasi automatique bien qu’hélas cela ne garantisse pas toujours la récupération des données.

    Dans la plupart des cas, les dégâts financiers liés à une cyberattaque sont a minima les coûts liés à la récupération des données attaquées (dépenses pour réparer les systèmes, restaurer les données, et renforcer la sécurité après une attaque) ; auxquels s’ajoutent les pertes de revenus liées à l’interruption des activités commerciales consécutives à la cyberattaque.

    Enfin, si l'attaque est liée à une non-conformité aux réglementations de protection des données, comme le RGPD, l'entreprise peut également être soumise à des amendes et des pénalités significatives.


    [Cas concret] En 2022, la CNIL a infligé une amende de 1,5 million d'euros à Dedalus Biologie, un éditeur de logiciels pour les laboratoires d'analyses médicales, à cause d’une fuite de données massive ayant exposé les informations médicales et personnelles de près de 500 000 patients. L'entreprise n'avait pas mis en place les mesures de sécurité suffisantes (chiffrement des données, robustesse des mots de passe, sécurisation de migration des serveurs) pour protéger les données, ce qui a rendu l'attaque possible et ses conséquences si graves.

    conséquences financières parfois très lourdes des cyberattaques d’entreprise

    3.2 Des conséquences opérationnelles majeures

    De plus, une cyberattaque cause également très souvent de sérieux problèmes opérationnels qui affectent les ressources humaines de l’entreprise.

    • Une attaque cyber impose la plupart du temps l’interruption des activités, avec arrêt des opérations commerciales, de la production ou des services à cause de systèmes compromis.

    • L'infrastructure informatique en pâtit aussi, avec des dommages constatés au niveau des systèmes informatiques et des infrastructures technologiques.

    • S’ajoute à cela un risque de perte de données, avec l'effacement ou l'altération de données critiques et sensibles.

    • Ces interruptions entraînent alors une diminution de la productivité des employés et des retards dans la livraison de produits ou services.

    • Par ailleurs, les cyberattaques induisent une hausse du stress et une baisse du moral des employés, perturbant ainsi le fonctionnement quotidien de l'entreprise et affectant le bien-être de son personnel.


    [Cas concret] En décembre 2024, la société Somagic, fabricant de barbecues en Saône-et-Loire, est victime d'une cyberattaque. L'attaque a entraîné la paralysie de l'activité de l'entreprise, mettant en lumière la vulnérabilité des PME face aux cybermenaces. Son dirigeant explique aussi son sentiment d’isolement sur le moment, craignant alors de devoir mettre la clé sous la porte (sic) !

    3.3 Un impact légal et des risques pour la réputation de l’entreprise

    Sur le plan légal, les entreprises s’exposent à des litiges et des poursuites intentées par des clients, des partenaires ou des actionnaires. De plus, le non-respect des obligations légales et réglementaires en matière de protection des données peut générer des sanctions sévères et des audits rigoureux.

    Pour vous tenir bien informés, lisez notre dossier sur les réglementation en vigueur pour les entreprises en matière de cybersécurité

    Les attaques cybernétiques nuisent finalement à la réputation d'une entreprise au global. En effet, la perte de confiance des clients suite à la compromission de leurs données se révèle souvent dévastatrice. L'image de marque en souffre, et une couverture médiatique négative entraîne parfois une publicité défavorable.

    3.4 La portée d’une cyberattaque par rapport à sa concurrence

    Les cyberattaques entraînent également des conséquences sur le plan de la compétitivité. Le vol de secrets commerciaux, de données de recherche et développement, ou de stratégies commerciales peut nuire à l’entreprise sur son potentiel concurrentiel. Cette perte d'informations stratégiques profite indûment aux concurrents, compromettant la position de marché de la victime. En adoptant des mesures préventives et en préparant une réponse efficace, les entreprises minimisent ces risques et protègent leurs actifs essentiels.

    4. Comment évaluer vos risques en matière de cybersécurité ?

    L'évaluation de ces risques de cybersécurité est une étape cruciale pour protéger votre entreprise contre les cybermenaces. Votre mode d’emploi pour bien faire :


    4.1 - Répertoriez vos actifs
    Il est essentiel d'établir une liste exhaustive de tous les actifs informatiques, y compris les systèmes, les logiciels, les bases de données, les réseaux et les dispositifs physiques. Ensuite, ces actifs doivent être classés en fonction de leur importance pour votre entreprise, sa sensibilité et sa valeur stratégique.



    4.2 - Identifiez vos menaces
    Il s'agit de recenser les différentes menaces potentielles, telles que les logiciels malveillants, les attaques par phishing, les intrusions et les attaques par déni de service. Il est également utile d'examiner les incidents de sécurité passés pour identifier les types de menaces auxquelles votre entreprise a déjà été confrontée.



    4.3 - Repérez vos vulnérabilités
    Une fois les menaces identifiées, il est important d'identifier les vulnérabilités. Cela peut se faire à travers des évaluations de points de fragilité en utilisant des outils d'analyse pour détecter les faiblesses dans les systèmes, les applications et les réseaux. Les tests de pénétration sont également cruciaux pour simuler des attaques et identifier les points d'entrée possibles pour les cyber attaquants. En plus, des audits de sécurité réguliers permettent d'évaluer les contrôles en place et de détecter les lacunes.



    4.4 - Analysez les impacts
    L'analyse des impacts est une étape clé. Il faut évaluer les pertes financières potentielles en cas de compromission des actifs, analyser les conséquences opérationnelles telles que l'interruption des activités et la perte de productivité, et considérer les répercussions sur la réputation de l'entreprise ainsi que la confiance des clients et des partenaires. Les conséquences légales et réglementaires possibles, y compris les amendes et les sanctions, doivent également être prises en compte.



    4.5 - Évaluez les probabilités
    Cela implique d'évaluer la probabilité que chaque menace identifiée se matérialise, en tenant compte des vulnérabilités existantes et des tendances actuelles en matière de cyber menaces. Analyser la fréquence des types d'attaques spécifiques dans votre secteur d'activité est également pertinent.



    4.6 - Créez une matrice de risques
    La création d'une matrice des risques permet de combiner les résultats de l'analyse des impacts et des probabilités pour classer les risques en fonction de leur gravité. Cela aide à prioriser les risques les plus critiques à traiter en priorité.



    4.7 - Définissez les mesures de contrôle
    Il s'agit de mettre en place des mesures préventives comme les pares-feux, les logiciels antivirus et les formations de sensibilisation à la sécurité. Il est également important d'implémenter des systèmes de détection des intrusions, des outils de surveillance des réseaux et des solutions de détection des malwares. Enfin, établir des procédures pour répondre rapidement aux incidents de sécurité, y compris les plans de reprise après sinistre et de continuité des activités, est crucial.



    4.8 - Documentez les résultats
    Documenter les résultats et préparer des rapports réguliers pour les parties prenantes, y compris la direction, le conseil d'administration et les équipes de sécurité, assure la transparence et la traçabilité du processus d'évaluation des risques.



    4.9 - Révisez et mettez à jour
    Il est important de réviser et mettre à jour les évaluations périodiques pour tenir compte des changements dans l'environnement technologique, des nouvelles menaces et des évolutions réglementaires. Les mesures de contrôle doivent être revues en fonction des résultats des évaluations périodiques et des audits de sécurité.



    4.10 - Engagez et formez vos équipes
    Enfin, l'engagement et la formation des parties prenantes sont essentiels. Formez régulièrement les employés aux meilleures pratiques en matière de sécurité et aux procédures de réponse aux incidents. Assurez-vous que la direction est impliquée et soutient activement les initiatives de cybersécurité.



    En suivant ce processus point par point, votre entreprise évaluera efficacement ses risques en matière de cybersécurité, pour mettre en place des mesures appropriées afin d’atténuer les cybermenaces, et vous préparer à réagir rapidement et efficacement aux incidents de sécurité.

    5. Votre entreprise peut-elle automatiser l’évaluation de ses risques en matière de cybersécurité ?

    Oui ! En particulier pour améliorer l'efficacité, la précision et la cohérence.

    Les outils d'automatisation peuvent rationaliser divers aspects du processus d'évaluation des risques, de l'identification des vulnérabilités à la génération de rapports.

    Suivez les étapes et quelques outils hautement recommandés pour vous aider à automatiser les évaluations des risques.

     automatiser l’évaluation de ses risques en matière de cybersécurité

    Des outils pour automatiser l’évaluation des risques d’une cyberattaque

    Nos experts en ont regroupé sept ; chacun pour des fonctionnalités distinctes.

    Scan automatisé des vulnérabilités

    • Outils : Nessus de Tenable.io, Qualys, Rapid7 InsightVM (pour le cloud et DevSecOps), Tenable.io pour les environnements cloud et containers.
    • Fonctionnalité : Ces outils peuvent scanner automatiquement vos systèmes et réseaux pour détecter les vulnérabilités, les mauvaises configurations et les failles de sécurité.



    Gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM)

    • Outils : Splunk, Exabeam, Sumo Logic, Microsoft Sentinel (cloud + SaaS).
    • Fonctionnalité : Les solutions SIEM collectent et analysent les données des événements de sécurité provenant de diverses sources en temps réel, aidant à détecter les menaces potentielles et les anomalies.



    Tests d'intrusion automatisés (ou Pentests)

    • Outils : Metasploit, Nmap, Immunity CANVAS, Nessus Professional avec modules d’exploitation automatisée.
    • Fonctionnalité : Ces outils simulent des attaques sur vos systèmes pour identifier les vulnérabilités pouvant être exploitées par des attaquants.



    Plateformes de renseignement sur les menaces

    • Outils : Recorded Future, Mandiant Threat Intelligence, IBM X-Force Exchange
    • Fonctionnalité : Ces plateformes agrègent et analysent les données sur les menaces provenant de multiples sources, fournissant des informations sur les risques et les vulnérabilités pertinentes pour votre organisation. À croiser avec CERT-FR et MISP.

    [Bon à savoir] Les plateformes orientées IA pour corréler et prédire les menaces comme Anomali ThreatStream, CrowdStrike Intelligence, ou Microsoft Defender Threat Intelligence (pour intégration cloud) montent en puissance.




    Plateformes de gestion des risques

    • Outils : RSA Archer (Archer IRM), ServiceNow GRC, et aussi LogicGate ou RiskWatch pour les PME
    • Fonctionnalité : Ces plateformes automatisent l'ensemble du cycle de vie de la gestion des risques, y compris l'identification des risques, l'évaluation, l'atténuation et la génération de rapports.



    Outils de gestion des configurations

    • Outils : Ansible, Puppet, Chef.io, SaltStack, et Terraform (gestion d’infrastructure as code et sécurité intégrée)
    • Fonctionnalité : Ces outils automatisent la gestion et l'application des configurations de sécurité à travers votre infrastructure informatique.



    Outils de gestion de la conformité

    • Outils : OneTrust, MetricStream, Navex Global, Vanta
    • Fonctionnalité : Ces outils aident à automatiser les vérifications de conformité, garantissant que votre organisation respecte les exigences réglementaires et les normes de l'industrie par exemple.

    5.2 Votre mini-guide pour automatiser les évaluations des risques de cyberattaque

    Automatiser les évaluations des risques de cyberattaque devient essentiel pour améliorer la résilience et la sécurité des entreprises face aux menaces croissantes en cybersécurité. Ce processus permet non seulement de gagner du temps et des ressources, mais aussi d'assurer une analyse plus précise et continue des vulnérabilités.

    Dans ce mini-guide, nos experts décrivent les étapes essentielles pour automatiser efficacement les évaluations des risques, allant de la définition de la portée et des objectifs à la surveillance continue. En suivant ces étapes, votre entreprise peut renforcer sa posture de sécurité et être mieux préparée à répondre aux cybermenaces.

     guide pour automatiser les évaluations des risques de cyberattaque

    Étape 1 : Définissez la portée et les objectifs
    Définissez clairement la portée et les objectifs de votre évaluation des risques. Identifiez les systèmes, les processus et les données critiques qui doivent être inclus dans l'évaluation.
    Pensez à inclure les environnements cloud, vos applications SaaS critiques (ex : Salesforce), et les comptes à privilèges dans l’analyse de la portée.




    Étape 2 : Collectez des données
    Utilisez des outils de scannage des vulnérabilités et des SIEM pour collecter des données sur les systèmes, les réseaux et les applications. Grâce à ces outils automatisés vous pouvez collecter des informations sur les failles de sécurité, les incidents passés et les configurations actuelles. Complétez vos collectes de données avec des outils qui analysent les environnements cloud, les conteneurs et les actifs exposés sur Internet.




    Étape 3 : Analysez les données
    Pour ce faire, utilisez des plateformes de gestion des risques et outils de renseignement sur les menaces. Ces outils analysent les données collectées pour identifier les vulnérabilités, évaluer les impacts potentiels et déterminer les probabilités d'occurrence des menaces.
    Les plateformes XDR permettent d’analyser et de corréler automatiquement les signaux faibles provenant de multiples sources : endpoints, cloud, identités, etc.

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    Étape 4 : Générez des rapports
    L’idée est ici de générer de manière automatique des rapports détaillant les risques identifiés, les impacts potentiels, et les mesures d'atténuation recommandées. Parmi les outils de génération de rapports les plus utilisés figurent les plateformes de gestion des risques comme RSA Archer ou MegaGRC. Pour des rapports automatisés plus accessibles, tournez-vous vers des solutions qui intègrent la génération de rapports de conformité (ISO 27001, SOC 2…) et de gestion des risques en temps réel.




    Étape 5 : Implémentez des mesures de contrôle
    Tout ce qui est lié à la mise en œuvre des contrôles de sécurité et des correctifs pour atténuer les risques identifiés peut être automatisé. Des outils de gestion des configurations et de conformité tels que ServiceNow GRC, Qualys ou Tenable.sc (ex SecurityCenter) permettent cette automatisation.
    Pour la remédiation automatisée, explorez les capacités de SOAR (Security Orchestration, Automation and Response) pour automatiser la réponse aux menaces identifiées : blocage d’IP, isolation de poste, révocation de droits...




    Étape 6 : Assurez une surveillance continue
    Tout ce qui est lié à la surveillance continue des systèmes pour détecter de nouvelles vulnérabilités et menaces, et la mise à jour des évaluations des risques en temps réel est automatisable, notamment grâce à des outils tels que les SIEM et plateformes de renseignement sur les menaces.
    Si votre entreprise ne dispose pas d’un centre de sécurité en interne, envisagez un SOC externalisé ou managé (MSSP), qui assurera une surveillance continue avec des outils modernes, sans avoir de gérer en interne l’ensemble des outils et systèmes techniques nécessaires à la cybersécurité.


    En automatisant ces étapes, les entreprises peuvent rendre leurs évaluations des risques plus efficaces et réactives face aux menaces de cybersécurité.

    6. Ces 14 facteurs qui rendent votre entreprise plus vulnérable aux cyberattaques

    Les cyberattaques représentent une menace sérieuse pour les entreprises, et certaines faiblesses peuvent particulièrement les exposer. Voici un aperçu des facteurs qui peuvent accroître la vulnérabilité de votre entreprise aux cyberattaques.


    14 facteurs qui rendent une entreprise plus vulnérable aux cyberattaques

    6.1 - L'absence de stratégie de sécurité
    C’est un facteur majeur ! Sans politiques et procédures de sécurité claires, et sans plan de réponse aux incidents, les entreprises sont mal préparées pour faire face aux menaces.




    6.2 - La faiblesse des contrôles d'accès
    Voici un autre problème courant ! L'utilisation de mots de passe simples et l'absence d'authentification à deux facteurs (2FA) facilitent l'accès non autorisé. De plus, lorsque les utilisateurs ont des accès plus larges que nécessaire, cela augmente les risques.




    6.3 - Ses systèmes et logiciels non mis à jour
    Les logiciels obsolètes et les périphériques non sécurisés offrent des points d'entrée faciles pour les cybercriminels.




    6.4 - Des vulnérabilités techniques
    Les faiblesses techniques, telles que les mauvaises configurations de systèmes et l'absence de chiffrement des données sensibles, sont également exploitées par les attaquants. Laisser des ports et services non essentiels ouverts facilite les intrusions.




    6.5 - Le manque de sensibilisation et de formation
    Des employés mal sensibilisés voire non formés aux bonnes pratiques de sécurité et aux menaces actuelles, comme le phishing, exposent l'entreprise à des risques accrus.




    6.6 - L'absence de surveillance et de détection
    Sans systèmes de gestion des informations et des événements de sécurité (SIEM) et sans surveillance continue des réseaux, il est difficile de détecter les activités suspectes.

    Lisez le chapitre de notre guide cybersécurité consacré à la gouvernance et la gestion des risques gouvernance et la gestion des risques, nous vous invitons à le lire ici.

    6.7 – Une faible sécurité des terminaisons
    La faible sécurité des terminaux, comme les ordinateurs et smartphones non protégés par des logiciels antivirus et antimalware, et l'absence de solutions de gestion des dispositifs mobiles (MDM), augmente les risques.




    6.8 – Une gestion inadéquate des correctifs
    Une gestion des correctifs avec des retards dans l'application des mises à jour de sécurité et l'absence de processus formel pour corriger les vulnérabilités, est une faille courante.




    6.9 – Une infrastructure réseau mal ou non sécurisée
    L'infrastructure réseau non sécurisée, due à des pares-feux mal configurés et à des réseaux Wi-Fi non protégés, constitue également un gros point faible.




    6.10 – Une gestion des données inappropriée
    Une gestion des données avec des informations sensibles non identifiées et non protégées ainsi que l'absence de sauvegardes régulières et sécurisées exposent les entreprises à des pertes de données critiques.




    6.11 – Des fournisseurs et des partenaires non sécurisés
    Les fournisseurs et partenaires non sécurisés posent également des risques. Si ces tiers ont des pratiques de sécurité faibles et que l'entreprise ne vérifie pas leur sécurité, cela peut s’avérer problématique.




    6.12 – L’absence de gestion des identités et des accès (IAM)
    L'absence d’IAM, avec des utilisateurs ayant des accès non contrôlés ou non révoqués après leur départ, et des comptes de service non sécurisés, constitue une vulnérabilité importante.




    6.13 – Une faible sécurité physique
    Des bâtiments et installations mal ou pas sécurisés, conjugués à un manque de dispositifs de sécurité comme des caméras de surveillance, permettent un accès physique non autorisé aux systèmes.




    6.14 – Le manque de ressources et de budget consacrés
    Enfin, des ressources et un budget pour la cybersécurité trop faibles limitent la capacité de l'entreprise à investir dans les technologies et les talents nécessaires, rendant les équipes de sécurité informatique sous-dimensionnées et surchargées de travail.



    En prenant en compte ces facteurs et en mettant en place des mesures appropriées, les entreprises peuvent réduire leur vulnérabilité aux cyberattaques et renforcer leur posture de sécurité globale.

    7 - Protégez votre entreprise au mieux avec ces pratiques de cybersécurité optimales

    pratiques des plus sécurisantes. Nos experts ont synthétisé pour vous une vue d'ensemble des mesures à mettre en place pour empêcher les hackers d’agir.

    1 - Des mots de passe forts
    Utilisez des mots de passe complexes, propres à chaque compte et que vous changerez souvent.




    2 - Une authentification multifactorielle (MFA)
    L'authentification à deux facteurs ou multifactorielle, protège et prémunit d’un accès non autorisé en cas de vol d'identifiants. Pour les entreprises soumises aux réglementations NIS2 ou DORA, la MFA est obligatoire.




    3 - Des systèmes et logiciels à jour
    Laisser logiciels, systèmes d'exploitation et applications sans les dernières mises à jour et correctifs de sécurité expose votre entreprise à des vulnérabilités connues. L'utilisation de logiciels à jour et toujours sur le marché est un atout sécurité majeur.




    4 - Des configurations correctes
    En ajustant les paramètres de vos systèmes et logiciels, et en limitant les privilèges d'accès à vos utilisateurs, vous fermez des portes supplémentaires aux potentiels attaquants.

    pratiques de cybersécurité optimales

    5 - Formez et sensibilisez vos équipes
    Avec un plan de formation continue et une sensibilisation constante aux bonnes pratiques de cybersécurité, vos employés sont nettement moins exposés aux menaces courantes. Il est primordial de maintenir la vigilance des collaborateurs face aux nouvelles menaces. Nous avons d’ailleurs déjà averti nos lecteurs sur les conséquences parfois graves d’une erreur humaine sur la cybersécurité de l’entreprise.




    6 - Adoptez une politique de sécurité
    Votre entreprise a mis en place une politique de sécurité documentée, avec une gestion suivie des accès et des identités ? Bravo ! Vous êtes particulièrement bien armés contre les cyber attaques. Retrouvez ces règles et procédures au cœur d’une stratégie de sécurité formalisée qui sont indispensables.




    7 - Une protection adéquate de vos points terminaux
    Avec des solutions de gestion optimale des dispositifs mobiles de votre entreprise, vous pouvez simplifier l’administration de vos équipements et optimiser la sécurité de votre flotte mobile et de vos postes de travail.


    Pour en savoir plus, téléchargez notre ebook sur la sécurisation de la flotte mobile.




    8 - Mettez en place un système de détection
    Un système de détection des intrusions (IDS/IPS) et de surveillance des journaux des événements de sécurité permet de mieux détecter les activités suspectes.

    9 - La sécurité réseaux
    Des pares-feux bien configurés et des réseaux Wi-Fi sécurisés constituent de bonnes pratiques clés. Il est très important de mettre en place des règles de sécurité appropriées et de sécuriser les réseaux sans fil avec un chiffrement fort.




    10 - Une gestion appropriée des correctifs
    Avec un processus structuré pour appliquer régulièrement les correctifs et les mises à jour de sécurité, vos systèmes sont mieux protégés. Attention ! Les retards dans l'application des correctifs critiques augmentent le risque d'exploitation.




    11 - Et la sécurité physique aussi
    En surveillant correctement l’accès physique à vos installations système et à vos données sensibles, avec des contrôles d'accès robustes, votre entreprise s’affranchit d’un gros risque sécuritaire.




    12 - Des données bien gérées
    Les données sensibles non chiffrées en transit ou au repos sont facilement accessibles aux attaquants. Alors, grâce à des sauvegardes régulières et sécurisées, votre entreprise réduit considérablement les risques de perdre ses données critiques.

    La sécurité réseaux

    13 - L'utilisation de logiciels et de services sécurisés
    L'utilisation d'applications et de services tiers vérifiés, ainsi que de sites web avec les certificats SSL/TLS, constitue un des piliers de la protection de votre entreprise et lui évite des risques inutiles.




    14 - Une gestion des identités et des accès (IAM) solide
    N’oubliez pas de révoquer les accès de vos anciens collaborateurs ou de vos utilisateurs inactifs ! Cela vous permettra entre autres de bien protéger vos données clients.




    15 - Des partenaires et des fournisseurs sécurisés
    Les fournisseurs et partenaires avec des pratiques de sécurité robustes représentent un point d'entrée de moins pour d’éventuels attaquants. Il est donc essentiel de vérifier la sécurité des tiers avant de les engager.




    16 - L'adoption d'un plan de continuité et de réponse aux incidents
    Mettez en place un plan de reprise après sinistre avec des procédures de réponse aux incidents spécifiques ! Votre entreprise sera d’autant mieux préparée à réagir efficacement aux cyberattaques et à restaurer rapidement ses opérations.




    17- Une surveillance de sécurité continue
    Même sans équipe dédiée, vous pouvez vous appuyer sur un prestataire ou un SOC externalisé pour surveiller en continu les activités suspectes et renforcer votre capacité de réaction.




    18 – Une cartographie de vos actifs exposés
    Identifiez et surveillez les ressources de votre entreprise accessibles depuis Internet : c’est souvent par-là que les attaquants entrent.




    En sachant identifier les failles et faiblesses de votre entreprise et en mettant en place des mesures appropriées, vous améliorez considérablement votre posture de cybersécurité et réduisez de manière significative et différenciante votre exposition aux menaces et aux attaques.

    Les malwares et ransomwares restent aujourd’hui la première famille de menaces logicielles pour les entreprises. Toutefois, de nouvelles formes d’attaques émergent, dopées par l’intelligence artificielle : deepfakes audio/vidéo utilisés dans des fraudes au président 2.0, phishing génératif sans code malveillant mais redoutablement crédible, ou encore attaques manipulatoires ciblant directement les modèles d’IA. Ces scénarios dépassent le cadre du malware classique et renforcent la pression globale sur les organisations.

    En combinant prévention technique, vigilance humaine et réactivité organisationnelle, vous donnez à votre entreprise les moyens de faire face efficacement aux menaces actuelles et futures.

    Consultez les chapitres du guide de la cybersécurité en entreprise

    Guide de la cybersécurité en entreprise
    Introduction au guide de la cybersécurité en entreprise

    Un guide complet vous propose un aperçu des meilleures pratiques pour protéger votre entreprise.

    Cybersécurité en entreprise : gouvernance et gestion des risques
    Cybersécurité, gouvernance et gestion des risques

    Créer une culture de sécurité, assurant ainsi la protection des actifs numériques et la résilience face aux cyberattaques.

    Cybersécurité en entreprise : prévention et bonnes pratiques
    Cybersécurité : prévention et bonnes pratiques

    Le guide exhaustif des meilleures pratiques en matière de prévention des cyberattaques

    cybersécurité, technologies et solutions de sécurité
    Cybersécurité, technologies et solutions de sécurité

    Une vue d'ensemble des technologies et solutions de sécurité essentielles pour protéger les entreprises.

    formation à la cybersécurité en entreprise
    Sensibilisation et formation à la cybersécurité en entreprise

    Les outils nécessaires pour développer une stratégie de sensibilisation et de formation à la cybersécurité

    Cybersécurité et DSI
    Cybersécurité et DSI

    Le rôle, les missions, les compétences, les types d'entreprises dans lesquelles un DSI peut opérer

    Cybersécurité en entreprise et secteurs/industries spécifiques
    La cybersécurité dans la santé, l’industrie et la finance

    Les défis de la cybersécurité en entreprise dans la santé, l’industrie et la finance

    Cybersécurité des PME et TPE : impacts économiques
    Cybersécurité des PME et TPE : impacts économiques

    Un guide dédié à la cybersécurité des TPE - PME

    Intelligence artificielle et cybersécurité
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    Les enjeux de ce nouveau paysage de la cybersécurité à l'ère de l'IA

    logiciels malveillants
    Cybersécurité à l'ère du Cloud

    Mettre en place une stratégie de sécurité robuste et adaptée à ce nouvel environnement de Cloud

    Cybersécurité en entreprise et IoT
    Comment protéger les objets connectés

    les meilleures pratiques et solutions pour sécuriser efficacement votre écosystème IoT

    Réglementation de la cybersécurité
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    Quelles réglementations et directives en matière de cybersécurité pour les entreprises

    Cybersécurité en entreprise après 2024 : tendances émergentes et avenir
    Cybersécurité : tendances émergentes et avenir

    Anticiper les tendances de la cybersécurité pour protéger les actifs de son organisation