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Business Room Points de vue, vécus et expertises Télécoms et Cloud

Gérer la pression sur le WAN sans pressuriser le budget

Applications SaaS, équipements connectés, outils de communication unifiés se bousculent sur le point d’accès Internet et le réseau VPN de l’entreprise. Si ceux-ci ne sont pas musclés, il ne sera bientôt plus possible de travailler. Mais attention à ne pas tomber dans le piège de dépenses non maîtrisées.


en
résumé

  • Avec le Cloud, l'expérience utilisateur dépend du débit de la connexion Internet de l’entreprise. 
  • Le collaboratif et l'IoT démultiplient les flux de données entre l’entreprise et les services en ligne. 
  • Le monitoring des flux réseaux évite de dépenser du budget dans des connexions surdimensionnées.

La connexion Internet des entreprises est sous pression. Selon l’équipementier Cisco, le trafic des données entre l’entreprise, ses applications hébergées et ses utilisateurs distants a déjà été multiplié par trois depuis 2012 et il augmentera encore dans les mêmes proportions d’ici à 2019. En cause ? Des habitudes de travail qui ont radicalement changé depuis l’arrivée du Cloud computing et la démocratisation des technologies mobiles. Et qui changeront encore avec la propagation prochaine d’appareils connectés de tous types.

Si les directions informatiques, séduites par la promesse de réduire de 30% leurs coûts d’infrastructure, ont d’abord joué un rôle déterminant dans l’adoption du Cloud, force est de constater que cette technologie leur impose désormais de relever des défis de connexion qu’elles n’avaient pas bien cernés au départ. Pour ne pas tomber dans le piège de dépenser dans les connexions réseau ce qu’elles ont économisé sur les infrastructures informatiques, les entreprises on tout intérêt à mesurer, comprendre et réorganiser leurs flux de données afin de maîtriser le budget du redimensionnement de leurs réseaux vpn (WAN).

Le Cloud a déplacé la charge de travail sur le réseau vpn

Dans le livre blanc Cloud & nouveaux usages de l’IT récemment publié par l’EBG, Patrick Gressel, DSI de Mapa Spontex, raconte ainsi que son entreprise disposait initialement d’un réseau vpn dédié (MPLS) entre ses succursales de province, avec juste un accès Internet au niveau du siège pour centraliser toutes les navigations sur le Web. Mais lorsque tout le monde a basculé sur les applications en Cloud, la bande passante du siège menaçait d’être saturée, à la fois au point d’entrée MPLS et sur la passerelle vers Internet. Il avait deux choix. Le premier, excessivement cher, était de simplement muscler toutes les connexions pour offrir plus de bande passante à tout le monde. Le second, pour lequel il a opté, était de faire plancher ses ingénieurs réseau sur une nouvelle architecture qui offre le meilleur compromis entre bande passante et prix, sans pour autant sacrifier à la sécurité. « Nous avons donc doté chaque site de connexions Internet locales, plus rapides, et avec des tunnels sécurisés (VPN) vers le siège, lequel continuait de servir de point d’authentification vers le SaaS, via une passerelle plus robuste. Au final, nous avons gagné la bande passante qu’il nous manquait et réduit nos coûts de connexion », témoigne-t-il.

La pression débordante des objets connectés et du collaboratif sur le réseau

Problème, les applications professionnelles en SaaS sont loin d’être les seules responsables de l’indispensable redimensionnement du réseau vpn WAN. Le raz-de-marée des objets connectés pointe à l’horizon et, avec lui, tout un florilège de caméras de vidéosurveillance qui remonteront l’image d’un entrepôt en province, ou alors d’imprimantes locales, de distributeurs de boissons qui se serviront encore de la connexion Internet de l’entreprise pour signaler à leurs fabricants qu’il faut envoyer quelqu’un pour remplir leurs réservoirs. Les objets connectés vont générer un excédent d’images, de vidéos et de données qui vont prendre de la place sur la bande passante.

Autre exemple, celui des moyens collaboratifs modernes. Les salariés, de plus en plus connectés sur le terrain ou en télétravail grâce à l’essor des technologies mobiles, réclament d’accéder depuis l’extérieur aux serveurs de l’entreprise pour manipuler des fichiers ou simplement lire leurs e-mails. Plus question non plus de faire l’impasse sur les communications unifiées qui, elles aussi, passent par le WAN; c’est une nécessité pour téléphoner en s’échangeant des documents avec des partenaires extérieurs, quand il ne s’agit pas de collaborer en visioconférence avec des collègues en déplacement.

La nécessité de maîtriser les flux sur le vpn entreprise

Certaines directions informatiques émettent l’hypothèse de contourner le problème de la bande passante manquante sur le WAN en retardant le plus possible l’arrivée du SaaS, des objets connectés et des communications unifiées. Patrick Gressel n’a à aucun moment envisagé cette alternative qu’il considère comme une erreur. Pour lui, les applications SaaS sont désormais des incontournables de l’équipement logiciel des entreprises, avec des ténors comme Office 365 pour la bureautique ou Salesforce pour le suivi clientèle. Pire : il n’aurait de toute façon pas pu empêcher que les métiers souscrivent d’eux-mêmes à ces offres si attractives, générant dès lors du Shadow IT qui, entre autre, aurait contribué à ajouter des flux de données non maîtrisés sur le réseau.

Car voilà le danger : les flux de données parasites sont une fatalité sur le WAN. L’équipementier Alcatel estime que tous les salariés possèdent à présent trois appareils connectés à Internet (PC, Smartphone, tablette, en un ou plusieurs exemplaires) et que chacun a 40 applications qui interrogent en permanence un service en ligne. Parfois pour mettre à jour une grille de scores. Souvent pour rafraîchir un fil d’actualités Facebook. Il n’est plus possible d’interdire ces flux, ne serait-ce que pour des questions sociétales, mais il est nécessaire de les maîtriser pour éviter qu’ils s’accaparent la bande passante dont les applications professionnelles ont besoin. Sans maîtrise, c’est-à-dire sans déployer un système de monitoring du WAN, l’entreprise n’aurait d’autre choix que d’investir à fonds perdus dans des connexions surdimensionnées.

 

A noter qu’un tel système de monitoring présente l’avantage de détecter assez tôt les congestions du trafic réseau. Sans ce système, la DSI ne peut résoudre les problèmes de bande passante que lorsque les salariés viennent eux-mêmes se plaindre d’utiliser des applications devenues trop lentes, ajoutant à l’inconvénient technique la gestion d’une crise parmi le personnel.

monitoring réseau, VPN, Cloud Computing